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François Bayrou accélère sa candidature à la présidentielle

François Bayrou, président du MoDem, a annoncé jeudi soir sur TF1 sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 pour que la France reparte "sur des bases nouvelles". /Photo prise le 18 septembre 2011/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

François Bayrou, président du MoDem, a annoncé jeudi soir sur TF1 sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 pour que la France reparte "sur des bases nouvelles". /Photo prise le 18 septembre 2011/REUTERS/Jean-Paul Pélissier - -

PARIS (Reuters) - François Bayrou, président du MoDem, a annoncé jeudi soir sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 pour que la France...

PARIS (Reuters) - François Bayrou, président du MoDem, a annoncé jeudi soir sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 pour que la France reparte "sur des bases nouvelles".

Le dirigeant centriste, déjà candidat à l'élection présidentielle en 2002 et 2007, avait laissé entendre qu'il se déclarerait pour 2012 au début du mois de décembre.

Invité jeudi soir sur TF1, François Bayrou semble avoir quelque peu accéléré le tempo, tout en précisant qu'il officialiserait sa candidature dans la semaine du 5 décembre.

"Je serai candidat à l'élection présidentielle parce qu'il faut absolument que le pays reparte sur des bases nouvelles et qu'il est impossible qu'on continue comme ça pendant cinq ans", a-t-il expliqué.

Les Français répondraient tous, si on les interrogeait "qu'ils sont plus inquiets qu'ils ne l'étaient il y a cinq ans", y compris sur les problèmes mis en avant par le gouvernement, comme la sécurité, l'immigration ou la santé économique du pays, a ajouté François Bayrou.

Mardi, le président du MoDem avait jugé "insoutenable" le programme socialiste, estimant en outre que le candidat PS, François Hollande, "commence à avoir du mal parce qu'il n'est pas jugé en comparaison avec ses rivaux du PS mais en lui-même".

Sur TF1, François Bayrou a réitéré ses critiques à l'encontre du Parti socialiste.

"C'est un programme qui est impossible, insoutenable. On ne créera pas 60.000 à 70.000 postes d'enseignants, on ne fera pas une allocation générale d'autonomie pour les étudiants, on ne reviendra pas à la retraite à 60 ans", a-t-il dit.

"Tout cela ne se fera pas, ne pourra pas se faire. Et lorsqu'ils ont écrit ce programme, ils le savaient très bien", a-t-il ajouté.

François Bayrou a reproché aux dirigeants socialistes d'avoir appelé plus de deux millions de Français à des primaires pour ensuite leur dire : "excusez-nous, on ne s'était pas aperçus qu'il y avait une crise".

Courtisé par la droite comme par la gauche, le "troisième homme" de la campagne de 2007, où il avait obtenu 18,57% des voix, continue donc sur la voie de l'indépendance.

Il est crédité d'environ 7% des intentions de vote dans les derniers sondages d'opinion.

Mercredi, François Bayrou avait profité de la cacophonie entre le PS et les Verts pour se poser en candidat de la cohérence face à une "très grande confusion".

"Tout le monde voit bien quelle est la situation économique du pays. Et, alors qu'il faudrait une réponse solide, coordonnée, sérieuse, on se retrouve au contraire avec un incroyable désordre", avait-il plaidé.

Gérard Bon, édité par Jean-Philippe Lefief