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Mélenchon s'indigne après la diffusion de témoignages de policiers sur la perquisition au siège de LFI

Un reportage diffusé sur France 2 cite des extraits de témoignages de plusieurs représentants des forces de l'ordre présents lors de la perquisition mouvementée au siège de LFI. Jean-Luc Mélenchon dénonce la "télé d'Etat".

Paroles contre parole. À la veille du procès en correctionnelle auquel doit se rendre ce jeudi Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses camarades (dont les députés Alexis Corbière et Bastien Lachaud), le leader de La France insoumise a dénoncé la diffusion, mercredi soir dans le 20 heures de France 2, d'extraits des témoignages des policiers et gendarmes présents lors des perquisitions houleuses du 16 octobre 2018, au QG de La France insoumise.

La chaîne de télévision publique a notamment rediffusé la séquence où le député des Bouches-du-Rhône, furieux, demande à pouvoir entrer dans son local. Et de fixer le gendarme posté devant en prononçant la désormais célèbre réplique "la République, c'est moi". 

"Je crois (...) que nos nez se sont touchés. Malgré tout le respect que j'ai pour sa fonction et malgré ses hurlements, il était hors de question pour moi de baisser les yeux", a affirmé un gendarme, cité par France 2. 

"Télé-Macron fait du zèle?"

Un commandant de police présent sur les lieux, également cité par la chaîne publique, a assuré que lui et ses officiers avaient "l'impression d'être assiégés" ce jour-là. Au tour ensuite du magistrat légèrement bousculé par l'ancien sénateur socialiste:

"Aucun échange n'était possible avec ces personnes qui étaient hystériques. (...) Le but clairement affiché était de nous empêcher de réaliser notre perquisition", a estimé le vice-procureur selon France 2. 

Un peu plus d'une heure après la diffusion du sujet, Jean-Luc Mélenchon a réagi via Twitter en fustigeant un "reportage à charge" produit par la "télé d'État".

Dans un dossier de presse diffusé mercredi soir, La France insoumise met en avant, au contraire, des extraits de témoignages plus cléments à son égard.

Le parti cite notamment deux inspecteurs des finances publiques, l'un qui affirme ne pas s'être "senti physiquement en danger" le jour de la perquisition, l'autre qui assure n'avoir "à aucun moment ressenti la peur de recevoir un coup". Ou encore un gardien de la paix qui affirme que Jean-Luc Mélenchon a, ce jour-là, "ajouté de ne pas nous en faire, et que ce n’était pas eux qui allaient nous faire du mal".

Jules Pecnard