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Front de gauche: la guerre du logo remisée

Anne Hidalgo (PS) en compagnie de Ian Brossat, le chef de file du PCF au Conseil de Paris.

Anne Hidalgo (PS) en compagnie de Ian Brossat, le chef de file du PCF au Conseil de Paris. - -

Le Parti communiste a annoncé ce jeudi qu'il renonçait à apposer le logo du Front de gauche sur le matériel de campagne de la candidate socialiste Anne Hidalgo. Un geste d’apaisement envers le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Voilà une décision susceptible d'apaiser le conflit entre le Parti de gauche et le Parti communiste. Le logo du Front de gauche n'apparaîtra pas sur le matériel de campagne officiel des listes de la socialiste Anne Hidalgo, a en effet annoncé jeudi la section parisienne du PC, qui fait liste commune avec le PS dans la capitale.

"Le conseil départemental s'est réuni hier, on a décidé de ne pas utiliser le logo du Front de gauche sur le matériel électoral officiel", c'est-à-dire sur les affiches officielles, les professions de foi des candidats et les bulletins, a déclaré à la presse Igor Zamichiei, le secrétaire fédéral du PCF à Paris.

"On veut envoyer un message à Jean-Luc Mélenchon, a-t-il ajouté. Les prétextes, les diversions, c'est fini! Nous, on siffle la fin de la récréation et on se concentre sur l'essentiel.

"Une volonté d'apaisement" du PCF

Le PCF et le Parti de gauche, les deux principales composantes du Front de gauche, font campagne séparément pour les municipales parisiennes, les communistes s'alliant à Anne Hidalgo dès le premier tour tandis que le Parti de gauche présente une candidate, Danielle Simonnet.

Les relations entre les deux partis se sont tendues ces dernières semaines autour de la question de l'utilisation par le PCF du logo du Front de gauche. Le dévoilement la semaine dernière par Anne Hidalgo de son affiche de campagne, portant la mention "PCF, membre du Front de gauche", avait particulièrement irrité les partisans de Jean-Luc Mélenchon, alors qu'un accord était selon eux intervenus entre le PCF et le PG pour que le premier cité ne l'utilise pas.

La décision de ne pas utiliser le logo est "un geste politique dans une volonté d'apaisement. On veut mettre un terme à une polémique totalement disproportionnée et éloignée des préoccupations populaires", a assuré Igor Zamichiei.

Y. D .avec AFP