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Extinction Rebellion bloque les accès autour de l'Assemblée nationale

Manifestants d'Extinction Rebellion. (Photo d'illustration)

Manifestants d'Extinction Rebellion. (Photo d'illustration) - BERTRAND GUAY / AFP

Quelques centaines de militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion ont bloqué ce samedi matin les quais jouxtant l'Assemblée nationale, avant d'être délogés en milieu de journée.

Quelques centaines de militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion bloquaient samedi matin la circulation tout autour de l'Assemblée nationale. Très encadrés par les forces de l'ordre, ils ont été délogés en milieu de journée.

"Rendez-nous les vers de terre", "notre maison brûle"... Un peu après 10H00, des dizaines de participants à cette action qui s'inscrit dans une semaine mondiale de désobéissance civile pour réclamer des mesures contre le réchauffement climatique, ont installé meules de foin et gros bidons noirs sur les quais devant l'Assemblée. D'autres, assis sur la chaussée, en position de méditation, ou debout derrière tenant une large banderole "Ici on cultive, assemblée citoyenne", barraient d'autres rues autour du bâtiment où les députés ne siégeaient pas samedi.

"La police n'est pas notre ennemie"

Après cinq jours d'occupation de la place du Châtelet et du pont au Change dans le cœur de Paris, Extinction Rebellion a levé le camp vendredi soir pour se concentrer sur cette action baptisée "Archipel des nouveaux mondes", la dernière prévue de leur semaine de mobilisation qui avait commencé samedi dernier par l'occupation pendant 17 heures du centre commercial Italie 2. Alors que les forces de l'ordre ont laissé le campement s'installer à Châtelet sans intervenir, à la grande surprise de nombreux militants qui s'attendaient à être délogés rapidement, les CRS étaient bien présents samedi autour des manifestants.

Boulevard Saint-Germain, les forces de l'ordre enlevaient un par un les manifestants assis par terre pour dégager la route. Ceux-ci s'installaient à nouveau un peu plus loin. "La police n'est pas notre ennemie, nos ennemis ce sont les industriels qui exploitent le vivant et les Etats qui les laissent faire", a lancé dans un micro un participant, casquette et lunettes de soleil.

"Notre combat est juste et non violent et nous nous battrons jusqu'à ce qu'on nous entende", a-t-il ajouté.

Après les sommations d'usage, un peu après 11H30, les forces de l'ordre ont d'abord éloigné les journalistes, sous les cris des manifestants scandant "liberté de la presse". La circulation était rétablie devant l'Assemblée nationale en milieu de journée, mais le pont où se retrouvaient encerclés quelques dizaines de militants était encore fermé.

R.V. avec AFP