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Jean-Vincent Placé tente de se rapprocher de Claude Bartolone

Jean-vincent Placé à la Rochelle le 27 août 2015.

Jean-vincent Placé à la Rochelle le 27 août 2015. - Xavier Leoty - AFP

Le sénateur écologiste a rencontré Claude Bartolone mardi, avec les élections régionales au menu des discussions.

Un premier pas vers le rapprochement? Mardi, Jean-Vincent Placé a rencontré Claude Bartolone pour évoquer les élections régionales de décembre prochain. Le sénateur vert, qui a quitté son parti pour fonder "Ecologistes!", une nouvelle formation avec François de Rugy, a également créé un groupe écologiste dissident au sein du conseil régional d'Ile-de-France. Un signal envoyé à Claude Bartolone, candidat du PS pour prendre la tête de la région: les deux hommes auraient évoqué ensemble la possibilité que certains élus écologistes dissidents rejoignent la liste socialiste – une quinzaine de places, selon France Info.

Mais ce rapprochement n'est pas encore fait. D'abord, parce que Claude Bartolone a déjà bouclé ses listes, rapporte Le Parisien. Et ses proches tentent de minimiser la rencontre entre les deux hommes. Il pourrait toutefois trouver de la place pour Jean-Vincent Placé, et même pour le maire de Sevran Stéphane Gatignon.

"Une ligne franchie" pour Emmanuelle Cosse

Mais surtout, le camp du président de l'Assemblée tente de ne pas trop jubiler. Claude Bartolone prône le rassemblement à gauche, et s'est affiché notamment avec Emmanuelle Cosse, la patronne des Verts, lors de la campagne pour les départementales en mars dernier. Il s'agit donc de ne pas froisser la secrétaire nationale d'EELV, candidate aux régionales en Ile-de-France, dont l'appel à voter PS au second tour peut être précieux pour le candidat socialiste.

Un ralliement de Jean-Vincent Placé et de ses compagnons de route au PS constituerait "une ligne importante franchie", selon les proches d'Emmanuelle Cosse. "Emmanuelle Cosse et Claude Bartolone s'appellent régulièrement et elle lui a dit son point de vue: l'important est la victoire de la gauche et il faut préserver la possibilité d'un accord de second tour", a expliqué Mounir Satouri, le président du groupe EELV au conseil régional d'Ile-de-France. Le message est limpide.

A. K.