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Eric Dupond-Moretti "n'avait pas d'ambition politique", selon son ancien associé

Nicolas Vey, ancien associé du nouveau ministre de la Justice, a confié sur BFMTV qu'Eric Dupond-Moretti "n'avait pas d'ambition politique" avant sa nomination au gouvernement.

Le nouveau garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti "n'avait pas d'ambition politique" avant d'être nommé ministre de la Justice lundi dans le nouveau gouvernement de Jean Castex, selon son ancien associé Me Antoine Vey, invité de Ruth Elkrief sur BFMTV ce mardi soir.

"La proposition d'entrer au gouvernement lui a été faite et ça s'est fait très rapidement", raconte Antoine Vey à propos de son ancien collaborateur. "Ce que je sais, c'est qu'il a réfléchi à la question de savoir si le projet qu'il souhaitait porter était en ligne avec l'action politique du président ou du gouvernement. Manifestement, ça a été le cas", confie l'avocat à Ruth Elkrief.

Il "ne voulait pas aller faire un casting, un tour de marionnettes"

Ce proche d'Eric Dupond-Moretti décrit "quelqu'un qui depuis 30 ans parcourt les tribunaux en quête de justice". En aceptant un poste de ministre, Eric Dupond-Moretti "ne voulait pas aller faire un casting, un tour de marionnettes", selon Antoine Vey.

"Ce qu'il voulait, c'était dégager des lignes sur l'indépendance de la justice, sur les droits humains, sur l'antiracisme. Je crois, du coup, que ça a été accepté par le président et le Premier ministre". "La proposition (de l'exécutif) était celle d'oeuvrer à la réforme collective de la Justice. Il sait bien la difficulté de la tâche, mais je pense qu'à la fin il s'est dit 'quand on a la chance de pouvoir passer à l'action de réforme, eh bien il faut le faire'".

L'avocat et ancien associé d'Eric Dupond-Moretti regrette enfin que "beaucoup de caricatures" soient faites de ce dernier, au lendemain de sa nomination. "Je le connais bien. Ce n'est pas un homme qui n'aime pas les magistrats. C'est plutôt quelqu'un qui a pas l'habitude de ne pas dire ce qu'il pense".

La veille, le syndicat majoritaire des magistrats avait qualifié sa nomination de "déclaration de guerre", alors qu'Eric Dupond-Moretti est connu pour ses positions critiques à l'égard de la magistrature. "Je ne fais de guerre à personne", a assuré mardi le nouveau ministre.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV