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En quatre jours, le livre d'Alexandre Benalla s'est vendu à 2600 exemplaires

Alexandre Benalla quitte la prison de la Santé, le 26 février 2019.

Alexandre Benalla quitte la prison de la Santé, le 26 février 2019. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Dans ce livre qui lui sert de plaidoirie, Alexandre Benalla revient notamment sur les violences du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, et assure n'avoir rien commis de répréhensible.

Ce qu'ils ne veulent pas que je dise, le livre d'Alexandre Benalla, est sorti aux éditions Plon lundi. Et les ventes commencent bien, selon les projections du cabinet GFK. En quatre jours, l'ancien chargé de mission d'Emmanuel Macron a vendu 2600 exemplaires de cet ouvrage qui raconte "pourquoi et comment je (Alexandre Benalla) suis devenu l'ennemi public numéro un. L'homme à abattre", écrit-il sur la quatrième de couverture. 

À titre de comparaison, le dernier livre de Michel Platini s'est vendu à 2000 exemplaires en quatre jours, toujours selon les projections du cabinet GFK. Alexandre Benalla est cependant loin des chiffres atteints par Nicolas Sarkozy, qui a écoulé 45.000 exemplaires de son dernier ouvrage en une semaine, selon cette même source.

"Fusible utile"

Avec ce livre, plutôt que de "se taire", Alexandre Benalla explique qu'il a choisi de donner sa version: "Des gens ont écrit une histoire qui n'est pas la mienne, ils m'ont mis sur scène, puis ils ont éteint le projecteur. Mais moi je reste sur la scène et je rallume le projecteur. Je raconte désormais mon histoire", cite en extrait Le Point.

Celui qui a plongé le gouvernement dans la tourmente, accusé d'avoir molesté deux manifestants le 1er 2018 place de la Contrescarpe, reconnaît que "des erreurs ont été commises évidemment, par moi, c’est certain, mais il semble malgré tout que j’aie le dos bien large. Et je suis loin d’être le seul responsable de ce naufrage. Je suis le fusible utile du pouvoir". 

Alexandre Benalla a été mis en examen pour ces violences commises en marge du défilé du 1er-Mai. Malgré son licenciement après la révélation des faits par la presse, l'affaire a tourné au feuilleton, avec une nouvelle mise en examen pour usage abusif de ses passeports diplomatiques.

Ambre Lepoivre