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En meeting à Paris, François sent une "force" monter en sa faveur

François Fillon en meeting à Paris dimanche 9 avril 2017

François Fillon en meeting à Paris dimanche 9 avril 2017 - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le candidat de la droite, mis en difficulté par les affaires qui pèsent sur lui, a tenu un "grand meeting" ce dimanche à Paris, avec l'espoir de trouver remonter dans les sondages, à deux semaines du premier tour.

Candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon a assuré dimanche, lors de son meeting à la Porte de Versailles, sentir une "force" monter "en puissance" en sa faveur. Et celle-ci devrait "stupéfier les prétendus faiseurs d'opinion" a-t-il argué, alors qu'il est donné éliminé dès le premier tour par de récents sondages

"Propulser la France en tête!"

"Mon projet est fondé sur le bon sens, il est là pour propulser la France en tête!", s'est-il exclamé, devant une marée de drapeaux tricolores et environ 25.000 personnes, selon les organisateurs, lors d'un meeting porte de Versailles. 

"Il faut libérer notre État de sa dette publique et il faut libérer notre économie de ses charges et de ses normes", a-t-il réaffirmé. "Il y a dix ans, je parlais de 'l'Etat en faillite'. Rien n'a changé (...) Mes adversaires font semblant de l'ignorer ou dédaignent ce problème avec outrance, tel Jean-Luc Mélenchon, qui se rêve en capitaine du cuirassé Potemkine, mais qui négociera la ferraille du Titanic", a lancé celui qui a été Premier ministre de 2007 à 2012.

Rétablir "l'autorité démantelée"

Ciblant un autre concurrent, le socialiste Benoît Hamon, il a affirmé que "ceux qui parlent d'austérité ne connaissent pas le sens des mots. L'austérité, elle viendra le jour où, après quelques années de revenu universel et de 32 heures, nous connaîtrons le destin de la Grèce".

Il a également dénoncé le "démantèlement de l'autorité" dans le pays. "A quoi sert-il de battre des records d'effectifs, si dans les banlieues toujours plus de quartiers sont inaccessibles aux policiers et aux pompiers, si dans les tribunaux toujours plus de jeunes délinquants ressortent libres, si dans les écoles toujours plus de professeurs entrent dans leurs classes avec la peur au ventre ?", s'est-il interrogé.

"Il est le seul candidat crédible pour une nouvelle aventure"

Peu avant son meeting, l'équipe de François Fillon avait déjà annoncé la couleur: il faut entretenir l'espoir dune qualification au second tour de l'élection présidentielle. "Il fera la démonstration qu'il est le seul candidat crédible pour une nouvelle aventure française" confiant ainsi son entourage. 

Pour cela, François Fillon rassemble ses troupes. Peu avant son discours à la Porte de Versailles, il a fait une photo avec toutes les personnalités investies par son parti aux élections législatives, au parc Georges-Brassens (XVe).

Une campagne qui prend l'eau

Et pour cause, l'ex-Premier ministre, à qui l'on prédisait la victoire à la présidentielle après son succès à la primaire de la droite et du centre, a vu une partie de ses soutiens s'envoler, au fil de ses difficultés judiciaires. 

Un camp ressoudé? 

Vendredi, l'ancien président Nicolas Sarkozy lui a officiellement apporté son soutien, appelant sur sa page Facebook à faire fi des "hésitations" et des "états d'âme" en votant pour François Fillon. Alain Juppé y est allé également de son tweet, pour assurer qu'il voterait pour lui. Pas suffisant aux yeux de Xavier Bertrand, qui a enjoint les deux hommes à en "faire plus" pour soutenir le candidat Les Républicains et à tenir un meeting commun avant le premier tour.

Bruno Le Maire, ancien ministre qui avait claqué la porte de l'équipe de campagne début mars, a également promis de voter pour lui, par respect de "l'engagement" pris durant la primaire de soutenir le vainqueur.

"Il faut y aller, sans mollir, il est le seul qui peut redresser la France", renchérit Gérard Larcher, président du Sénat, "la victoire de François Fillon est vitale" pour le pays, assure Laurent Wauquiez. 

M.P avec AFP