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Rencontre Hollande-Poutine : désaccord profond sur la Syrie

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Premier test diplomatique pour François Hollande. Le chef de l’Etat a reçu hier Vladimir Poutine à l’Elysée. Mais un dialogue de sourds s’est imposé entre les deux hommes, chacun campant sur ses positions sur la Syrie.

Le président russe Vladimir Poutine est resté ferme sur ses positions sur la Syrie en écartant de nouveau toute sanction de l'ONU contre le régime de Bachar el Assad de même que son départ. "Les sanctions sont loin d'être toujours efficaces", a-t-il ainsi déclaré, répondant à François Hollande qui souhaite que le Conseil de sécurité de l'ONU puisse se prononcer sur des sanctions pour exercer une pression sur le régime de Damas et forcer une solution politique.

Le président russe a tout de même réaffirmé son soutien à la médiation de Kofi Annan au même titre que François Hollande. Il est "contre-productif de déclarer que sa mission est vouée à l'échec", a-t-il dit.

Deuxième point de discorde entre les deux chefs d’Etat, l’Ukraine. François Hollande a affirmé que "la place" de l'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko n'était "pas en prison". Le chef de l'Etat a de nouveau justifié son refus, et ceux de ses ministres, d'aller en Ukraine pour l'Euro-2012, où la France jouera ses trois matches de poule. "Je ne suis pas pour un boycott sportif. L'équipe de France, et ça n'a pas été sans mal, va à l'Euro et va faire en sorte de faire le meilleur résultat possible. Mais pour ce qui concerne ma présence et celle de membres du gouvernement, j'ai considéré que ce n'était pas notre place d'aller en Ukraine dans cette situation", a affirmé François Hollande.

Enfin lors de cette conférence de presse commune à l'Elysée, le président François Hollande et son homologue russe Valdimir Poutine sont convenus de "réunir rapidement un séminaire intergouvernemental" précédé d'un "conseil économique et financier".