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Macron esquisse un mea culpa sur la suppression des emplois aidés

Emmanuel Macron lors d'un débat avec les élus franciliens organisé à Evry-Courcouronnes, le 4 février 2019

Emmanuel Macron lors d'un débat avec les élus franciliens organisé à Evry-Courcouronnes, le 4 février 2019 - Capture BFMTV

Face aux maires et représentants associatifs d'Ile-de-France réunis à Evry-Courcouronnes ce lundi, le chef d'Etat a assumé la baisse des emplois aidés, tout en reconnaissant que cette mesure avait "fait souffrir" dans "les lieux fragiles".

Emmanuel Macron a reconnu lundi devant des élus franciliens que la forte réduction des emplois aidés décidée par le gouvernement a posé "un vrai problème pour beaucoup d'associations et de villes" et il s'est dit ouvert à de nouveaux dispositifs pour les remplacer.

"Cela a été une mesure dont la philosophie est bonne mais force est de constater que dans les lieux fragiles, cela a fait souffrir. Il ne faut pas se voiler la face. Il faut accélérer les mesures de compensation", a-t-il dit, en réponse aux critiques de nombreux maires et associations sur ce point lors d'un débat à Evry-Courcouronnes, dans l'Essonne.

Le gouvernement est en train de supprimer les trois quarts de ces contrats, qui sont passés de 320.000 en 2017 à 130.000 budgétés pour 2019.

"On a fortement réduit les emplois aidés mais il faut continuer à développer fortement les PEC (parcours emplois compétences), qui ne sont pas assez utilisés parce que pas assez connus, la garantie jeune et l'ouverture du service civique", a-t-il ajouté. 

Des emplois francs associatifs

Le chef de l'Etat s'est aussi dit prêt à envisager des "emplois francs associatifs", sur le modèle des emplois francs pour le secteur privé, un dispositif qui prévoit des aides de l'Etat pour l'emploi de résidents des quartiers défavorisés. 

"Vous avez ouvert cette piste, je suis prêt à ce qu'on la regarde", a-t-il souligné. "Ce qui sort du débat, c'est de dire qu'on doit +booster+ le tissu associatif par un dispositif d'emplois francs associatifs pour les petites associations", a-t-il préconisé.

Quelle finalité pour le grand débat?

Sur la finalité du grand débat, Emmanuel Macron a concédé qu'il "y a des choses qu'on n'avait pas suffisamment vues."

"Si on avait tout bien fait, sincèrement il n'y aurait pas eu cette crise. Et je parle pour nous tous collectivement depuis des décennies. Donc il faut avoir beaucoup d'humilité dans ces moments-là", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat s'est déclaré "convaincu que cette délibération dans la société" ne "se clôturera pas de manière classique", sans préciser sous quelle forme, alors que la piste d'un référendum a été très commentée ces derniers jours.
Mélanie Rostagnat avec AFP