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Grand oral de Hollande : la revue de presse

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En pleine polémique autour de Bernard Arnault, l"agenda du redressement" sur deux ans annoncé par le président a trouvé une résonance particulière pour nombre de quotidiens nationaux. Le style de François Hollande a également été épinglé par la presse.

"Redressement national ou fiscal ? "

• L'Humanité
La demande de nationalité belge du richissime patron de LVMH est "une honte, une lâcheté, une évasion morale" et une "raison de plus pour ne pas vider de sa substance la taxe à 75 %", martèle Jean-Emmanuel Ducoin.

• La Croix
En tout cas, l'affaire Arnault "complique d'éventuelles concessions, concernant par exemple le projet de taxation à 75 % des plus hauts revenus", analyse Dominique Quinio.

• Libération
"Alors que se profilent -qu'importe les mots- rigueur, austérité et récession pour tous, les +élites+ du pays témoignent toujours de la même légèreté morale", dénonce Nicolas Demorand.

• Le Figaro
Point de vue diamétralement opposé pour Paul-Henri du Limbert qui déplore que "François Hollande privilégie la fiscalité": "redressement national ? Il vaudrait mieux parler de redressement fiscal".

• Les Echos
"Etouffoir fiscal", renchérit Jean-Francis Pécresse.

Le style Hollande se sarkozyse

• L'Alsace
Pour Francis Laffon, "à la première personne du singulier - +je suis en première ligne+ - il a tenté de reprendre l'offensive".

• Le Télégramme
"Menton relevé, mais gestes apaisants. Déclarations martiales de chef de guerre contre la crise, (...), mais ton de père de famille tranquille ou d'instituteur à l'ancienne", croque Christine Clerc.

• Dernières Nouvelles d'Alsace
Didier Rose l'a trouvé "tendu, hors du registre de la séduction".

• Le Courrier picard
"Sérieux, presque austère, il a montré qu'il était le patron", relève Bertrand Meinnel.

• Sud-Ouest
"Le président socialiste n'a pas promis de la sueur et des larmes face à une situation dont il ne cache pourtant plus la gravité. Il a seulement exhorté à l'effort", remarque Bruno Dive pour qui "on attendait Churchill et on a eu Schröder, ce qui n'est déjà pas si mal".

• Le Républicain lorrain
Mais c'est surtout à Nicolas Sarkozy qu'est comparé François Hollande tel qu'il est apparu sur TF1. Philippe Waucampt a retenu un "ton plus viril et décidé" visant à "démontrer qu'il y a un taulier à l'Elysée, pour parler comme son prédécesseur dans cette excellente maison".