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En terrasse pour les réouvertures, Macron appelle les Français à "rester prudents"

Le président de la République et le Premier ministe se sont rendus à deux pas de l'Élysée à l'occasion de la réouverture des bars et restaurants. S'il appelle à la vigilance, Emmanuel Macron appelle à "vivre le moment présent".

Un café pour célébrer la deuxième étape du déconfinement. Emmanuel Macron et Jean Castex se sont rendus ce mercredi dans un établissement à deux pas de l'Élysée, à l'occasion de la réouverture des terrasses des bars et des restaurants.

"C'est un petit moment de liberté retrouvée qui est le fruit de nos efforts collectifs" mais "il faut rester prudent" et "réussir collectivement à maîtriser l'épidémie", a commenté le président de la République face aux caméras de BFMTV.

Si le chef de l'État appelle à la vigilance, il a cependant assuré que nous n'étions pas "dans la situation du début d'année", grâce notamment à la "vaccination qui se poursuit". "On n'est pas encore sortis (de l'épidémie), ce sont des étapes progressives de réouvertures qui sont le fruit de concertations, de ce que nous dit la science, l'ensemble des professions et des territoires", a-t-il détaillé.

"Les chiffres sont bien orientés"

Interrogé sur une éventuelle refermeture des terrasses si la situation sanitaire se dégradait, Emmanuel Macron a exhorté les Français à s'habituer "à essayer de vivre ensemble le temps présent".

"Si les terrasses referment, c'est notre problème à tous, donc on va s'organiser ensemble en étant responsables collectivement, c'est ça être une nation. Vivez le moment présent, hier elles n'étaient pas ouvertes, elles le sont aujourd'hui", s'est réjoui le président.

Le chef de l'État a par ailleurs salué l'évolution des indicateurs de l'épidémie, qui sont tous à la baisse ces derniers jours. "Les chiffres sont bien orientés", a estimé Emmanuel Macron. "Nous avons fait des choix, c'est ça gouverner, ce n'est pas un pari" de déconfiner, a assuré le président de la République, qui n'écarte cependant pas un ajustement du déconfinement en cas de dégradation.

"Si dans quinze jours, trois semaines, un mois, (le nombre de cas par jour) se met à remonter à tel ou tel endroit, on adaptera les choses", a-t-il prévenu.
M.D.