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Présidentielle: les réseaux sociaux seront surveillés pour éviter tout piratage

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Damien Meyer - AFP

A l'approche de la présidentielle, et après les soupçons de piratage par la Russie de l'élection américaine du 8 novembre, les autorités françaises vont lancer une veille sur les réseaux sociaux, pour prévenir toute tentative de perturbation du scrutin.

Les soupçons de piratage de la présidentielle américaine par la Russie sont passés par là. A l'approche de ce même scrutin en France, les 23 avril et 7 mai prochains, les autorités ont l'intention de mettre en place une veille sur les réseaux sociaux afin d'éviter tout risque de perturbation, et ce en détectant d'éventuelles anomalies, a fait savoir le secrétaire général pour la défense et la sécurité nationale, Louis Gautier, dans une interview au Monde, publiée mercredi. 

Détecter les "anomalies"

"Nous allons mettre en place, pour le Conseil constitutionnel et le ministère de l’Intérieur, dès le début de la campagne officielle, une veille sur les réseaux sociaux", indique-t-il ainsi, précisant toutefois que cette veille "ne portera pas sur les contenus".

"Il ne s’agit pas d’une 'traque de la propagande', comme peut, par exemple, le faire la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure, Ndlr) contre les messages de Daesh. Il s’agit exclusivement de détecter d’éventuelles perturbations ou anomalies, comme le référencement forcé de messages par le biais de robots. Nous signalerons les anomalies au Conseil constitutionnel. Il lui reviendra d’en apprécier la portée", indique par ailleurs le secrétaire général pour la défense et la sécurité nationale.

Quant à savoir si une tentative de piratage du résultat de l'élection est possible en France, Louis Gautier rappelle que la forme même du scrutin en France rend peu probable ce type de scénario. "Le risque sur les résultats des élections présidentielles est faible, voire nul. Le vote se fait par bulletin et le décompte s'effectue manuellement, ce qui évite toute possibilité de fraude informatique", fait-il valoir.

Des risques limités

Selon Louis Gautier, les seuls risques possibles autour de l'élection pourraient concerner les partis politiques, dont les fichiers ou mails pourraient être captés, le vote électronique des Français de l'étranger, ou la transmission des données par les préfectures, le soir de l'élection. 

"Il convient de sécuriser le processus de transmission de ces données pour éviter des perturbations dans l’annonce des premiers résultats. Mais, je le répète, le résultat final, lui, repose sur le décompte manuel des bulletins de vote et ne peut pas être faussé", assure-t-il. 

A.S.