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Présidence du FN: Briois remplace Jalkh, accusé de négationnisme

Louis Aliot

Louis Aliot - BFMTV

"Jean-François Jalkh a refusé sa mission de président par intérim" du Front national en réponse à la polémique sur des propos négationnistes tenus en 2005. Il va déposer plainte, a annoncé Louis Aliot.

"Jean-François Jalkh a refusé sa mission" de présider le FN en interim de Marine Le Pen, a annoncé Louis Aliot sur BFMTV et RMC vendredi. "Il veut déposer plainte et défendre son honneur", a expliqué le député européen. "C'est Steeve Briois qui le remplace" a poursuivi le compagnon de la candidate frontiste. Steeve Briois est maire d'Hénin-Beaumont et vice-président du FN.

Depuis mardi et la mise en retrait de Marine Le Pen, Jean-François Jalkh, personnage-clé mais peu connu du grand public, est au cœur d'une polémique. Dans des captures d'écran d'un dossier publié en 2005 dans la revue Le Temps des savoirs, on découvre que l'eurodéputé cite le théoricien négationniste Robert Faurisson, notamment concernant l'usage du gaz Zyklon B dans les chambres à gaz nazies des camps d'extermination de juifs.

Défendu au Front national

Louis Aliot a réaffirmé que Jean-François Jalkh "n'a pas tenu" les propos qui lui ont été attribués. Jeudi soir sur BFMTV, le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, défendait encore Jean-François Jalkh. Mercredi il déclarait qu'il "est un homme parfaitement droit, avec beaucoup de valeurs".

Sur Europe 1, le secrétaire général du parti Nicolas Bay a lui aussi déclaré que "cette accusation contre Jean-François Jalkh n'est absolument pas fondée. Il n'est absolument pas soupçonnable de la moindre sympathie pour ces thèses-là".

Jean-François Jalkh est par ailleurs renvoyé en correctionnelle dans l'enquête sur le financement des campagnes du FN en 2012.

S.A.