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Grand débat présidentiel: feu sur l’Europe

Les 11 candidats au débat de BFMTV.

Les 11 candidats au débat de BFMTV. - Capture d'écran.

La majorité des candidats ont développé des discours très critiques sur l’Union européenne ce mardi lors du grand débat présidentiel diffusé en direct sur BFMTV.

L’Union européenne passe ce mardi soir un mauvais quart d'heure sur le plateau du grand débat présidentiel sur BFMTV. Avec pas moins de 8 candidats eurosceptiques sur 11, le chapitre consacré à l’UE a concentré les critiques.

"La construction européenne, c’est comme le sparadrap du capitaine Haddock, on ne peut jamais s’en débarrasser", a estimé François Asselineau. Celui qui se présente souvent comme le candidat du "Frexit" a d’ailleurs mis en cause la volonté de Marine Le Pen de rompre avec Bruxelles. Ce à quoi la présidente du FN a répliqué, opposant la "sortie brutale" proposée par son adversaire à son projet de référendum sur l’UE. La leader frontiste aurait presque passé pour une europhile.

"Une courroie de transmission des marchés"

Jacques Cheminade, autre petit candidat eurosceptique, a condamné une Europe "courroie de transmission des marchés". Nicolas Dupont-Aignan et François Fillon ont croisé le fer sur le sujet, le premier reprochant au second d’avoir "bafoué le vote des Français" sur le Traité constitutionnel européen (TCE) en 2005, en faisant voter le traité de Lisbonne sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

"Je vous rappelle qu’il y a eu une élection présidentielle en 2007, cet engagement avait été pris à cette occasion, le peuple s'est prononcé", a contre-attaqué François Fillon. Mais l’ancien Premier ministre a aussi listé une série de mesures qui sonnaient comme autant de reproches à l’UE: "Il faut qu’elle laisse tomber les réglementations inutiles, qu’elle ait une stratégie sur le numérique, qu’elle ait des frontières".

Renégocier les traités

Légèrement moins eurocritique, Jean-Luc Mélenchon a estimé qu’il fallait transformer le projet européen en "renégociant les traités". "Jamais personne n’a dit à madame Merkel: 'nous ne sommes pas d’accord avec ce que vous proposez'", a répondu le candidat de La France insoumise à François Asselineau, qui lui faisait remarquer qu'aucune négociation n’était possible avec l’Allemagne sur les règles budgétaires européennes.

Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, tout en condamnant l’UE dans sa forme actuelle, ont jugé de leur côté que la priorité pour les travailleurs concernait les banques et non Bruxelles.

Macron a "l'Europe au cœur"

Seuls Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean Lassalle se sont posés en défenseur de l’idéal européen. "J’ai l’Europe au cœur", a revendiqué le candidat d’En Marche!, tout en précisant qu’il n’avait "pas l’Europe naïve". L’ancien ministre de l’Economie s’en est pris avec virulence à Marine Le Pen:

"Ce que vous proposez, c’est une baisse du pouvoir d’achat pour les Français, ce sont des destructions d’emplois. C’est le nationalisme. Moi je viens d’une région qui est pleine de cimetières (suite aux guerres entre pays européens, NDLR)".

"Moi, je continue à faire le pari de la construction européenne. Je ne me résous pas à la politique austéritaire allemande", a considéré Benoît Hamon. Jean Lassalle, lui, a mis en avant l’héritage historique de l’UE pour mieux la défendre: "Je ne veux pas de Frexit, il y a de bonnes choses qui ont été acquises après que les peuples se soient saignés jusqu’au dernier sang".

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G. de V.