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Dix-sept grands élus de droite signent une tribune contre le "gâchis" de la campagne

Gérald Darmanin, maire LR de Tourcoing, l'un des signataires de la tribune.

Gérald Darmanin, maire LR de Tourcoing, l'un des signataires de la tribune. - Guillaume Souvant - AFP

Dans une tribune publiée par L’Opinion lundi, dix-sept maires et deux présidents de conseils départementaux Les Républicains (et un UDI) dénoncent une campagne "soumise à la dictature du court terme", polluée par les " 'affaires' et les polémiques".

Parmi les signataires, des juppéistes comme Edouard Phillippe, Benoist Apparu et Christophe Béchu, des partisans de Bruno Le Maire, comme Sébastien Lecornu et Franck Riester. Ils ont en tout cas en commun, tels Gérald Darmanin ou Arnaud Robinet, d’avoir soutenu François Fillon avant de lui tourner le dos à mesure que les ennuis judiciaires s’accumulaient pour le candidat de la droite. Les auteurs constatent, dépités:

"Nous attentions cette élection présidentielle avec impatience. Elle signifiait débats d’idées (…) Quelle déception. Et quel gâchis".

Ces élus sous-entendent toutefois que les déboires judiciaires de François Fillon ne sont qu’un symptôme d’une crise politique plus large et plus ancienne. "La politique s’est montrée impuissante" à régler les problèmes de la société et à lui tracer un avenir, déplorent-ils. Mais pas seulement la politique, à les lire:

"Les candidats, leurs équipes, les médias, les réseaux sociaux, les sondeurs, nous, vous tous responsables de ne pas être au niveau".

Pour sortir de cette situation par le haut, les auteurs de la tribune exhortent à "comprendre les problèmes du XXIe siècle". Les bouleversements liés au numérique, les biotechnologies, les flux migratoires, le changement climatique, l’enjeu européen, autant de questions qui "doivent être posées" et "débattues".

Et de mettre en garde, dans une allusion évidente à Emmanuel Macron et Marine Le Pen: "Ne pas le faire serait s’exposer à devoir choisir entre une marche souriante mais sans but et une ligne Maginot de crispations et de colères". De là dire que François Fillon est le plus à même d’y répondre? Ceux qui se sont mis en marge de la campagne de l’ancien Premier ministre ne vont pas jusque-là.
G. de V.