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Municipales: "il y aura un bulletin vert à Paris au premier tour", promet David Belliard

David Belliard

David Belliard - BERTRAND GUAY / AFP

Toujours ouvert aux possibilités de convergences avec Cédric Villani, désormais délesté de son attache à La République en marche, le candidat écologiste est convaincu que sa "coalition climat" peut triompher.

Il sait qu'il est en position de "challenger". Les sondages le reflètent d'ailleurs, puisque selon la dernière vague d'Odoxa publiée par Le Figaro dimanche, l'écologiste David Belliard est pour l'heure le quatrième homme dans la course des élections municipales à Paris. Le désordre en cours à La République en marche change toutefois la donne pour la "coalition climat" qu'il appelle de ses vœux, et à laquelle il croit plus que jamais.

La rupture assumée de Cédric Villani vis-à-vis de sa formation politique va-t-elle accélérer son rapprochement avec le candidat estampillé Europe Écologie-Les Verts? L'intéressé temporise. "On va voir. Les choses bougent. Si on fait tous le diagnostic de l'urgence climatique, alors voyons si on peut trouver des convergences", avance-t-il prudemment auprès de BFMTV.com. 

"Ma porte est ouverte"

Et l'élu du XIe arrondissement de la capitale de prévenir: "Il y aura quoi qu'il arrive un bulletin vert au premier tour du scrutin." Autrement dit, les potentielles alliances devront attendre l'entre-deux-tours, entre les 15 et 22 mars. "On est dans une élection très particulière. Personne ne sera majoritaire. On n'est pas en 2014, aujourd'hui le jeu est très ouvert", analyse-t-il.

"Ma porte est ouverte, mais aujourd'hui, tout le monde est sur la ligne de départ pour le premier tour. Et c'est très bien, c'est la démocratie!" 

Là encore, les études d'opinion - à prendre avec des pincettes dans une élection qui se jouera sur 17 arrondissements - donnent plutôt raison à David Belliard. Quand bien même la maire sortante socialiste Anne Hidalgo demeure en tête des intentions de vote (23% dans le baromètre Odoxa).

"J'ai toujours dit que les choses se passeraient au second tour", affirme le candidat EELV, qui ne se voit pas en héraut d'une seule étiquette. Il en veut pour preuve son rapprochement avec le Parti animaliste. Il ajoute: "Cédric Villani, je lui demande d'être clair sur son projet, pas de renier ses amitiés passées."

Quant aux socialistes, l'entourage de David Belliard estime qu'ils ont un problème, "c'est que depuis 30 ans, ils ne supportent pas que les écologistes puissent exister politiquement". 

"Et là, ils ne supportent pas qu'on les 'challenge' dans les sondages. Mais contrairement à ce qui avait cours en 2014 ou avant, cette fois-ci, c'est nous qui avons le choix des alliances, pas eux. C'est ça, le sujet en 2020", assène-t-on dans l'équipe du candidat.
Jules Pecnard