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Municipales: à Béziers, LR renonce à présenter un candidat face à Robert Ménard

Robert Ménard à la mairie de Béziers, en 2018

Robert Ménard à la mairie de Béziers, en 2018 - Pascal Guyot / AFP

Comme le rapporte Le Monde, le candidat investi par LR à Béziers a décidé de se mettre en retrait. Le résultat d'une tenaille impitoyable entre la liste Macron-compatible et celle du maire sortant, héraut de la droite "hors les murs".

À Béziers, la droite est contrainte de baisser les bras. Comme le révèle Le Monde, la tête de liste investie par le parti Les Républicains, Lewis Marchand, a décidé d'abandonner la course face au maire sortant Robert Ménard. Il n'y aura donc pas de candidat LR à Béziers. 

Derrière ce choix difficile surgissent les tiraillements du parti vis-à-vis de La République en marche dans de nombreuses communes. Gilbert Oulès, qui avait été désigné chef de file de LR à Béziers à l'automne en vue des municipales, a finalement choisi de rejoindre le candidat soutenu par le mouvement macroniste, Pascal Resplandy. Quant à Henri Gas, un temps délégué LR de la circonscription de Béziers, il s'est rapproché de Robert Ménard, héraut de l'union des droites. Les deux figures locales font désormais l'objet d'une procédure d'exclusion enclenchée par la direction du parti. 

"Entre ceux qui veulent partir chez LaREM et ceux qui veulent partir chez Ménard, c’était compliqué", explique auprès du Monde Arnaud Julien, secrétaire départemental de LR dans l'Hérault. 

"Ça me désole et c'est inquiétant"

Patron du mouvement Oser la France, aile gaullo-souverainiste de LR dont est membre Lewis Marchand, le député du Vaucluse Julien Aubert déplore cette décision. Même s'il dit la comprendre:

"Lorsque vous avez un chef de file qui part chez LaREM et un autre qui part chez Ménard, vous finissez par dégoûter les militants. Lewis Marchand s'est retrouvé à devoir boucher des trous dans sa liste. À Béziers, LR a une image trop dégradée. Ça me désole et c'est inquiétant. Ça montre bien que si on n'assume pas d'être ni les uns, ni les autres, on finit par être déchiré entre les deux", analyse-t-il auprès de BFMTV.com.
Jules Pecnard