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Coronavirus: comment s'organisent les candidats pour le second tour des municipales à Lille 

Une rue à Lille durant le confinement

Une rue à Lille durant le confinement - DENIS CHARLET - AFP

Le gouvernement a annoncé la tenue du second tour des élections municipales le 28 juin prochain. Les candidats sont obligés d'adapter leurs campagnes aux contraintes sanitaires.

A Lille, les candidats à la mairie vont devoir oublier le tractage sur les marchés ou les meetings, et s'habituer à faire campagne le visage masqué. En raison de l'épidémie de coronavirus, la campagne du second tour des élections municipales est bouleversée. 

Pourtant, malgré ces contraintes, Stéphane Baly, candidat EELV arrivé deuxième au premier tour en mars dernier, assure que cela ne perturbe pas sa campagne. 

Des stands sur les marchés

"Faire une campagne, ce n'est pas uniquement serrer des mains", rappelle-t-il au micro de BFM Lille. Avec ses équipes, il compte toujours aller "à la rencontre des gens en respectant les gestes barrières" et "renforcer sa présence sur les réseaux numériques". 

"On ne peut pas organiser des meetings, mais on peut présenter, proposer nos idées", affirme Stéphane Baly. 

De son côté, la candidate LaREM Violette Spillebout a déjà prévu des adaptations aux contraintes sanitaires. "On va porter des masques à partir du moment où on discute avec les personnes sur l'espace public", explique la candidate arrivée en 3e position avec 17,53% des voix au premier tour. 

Sur les marchés, elle prévoit également de demander "des autorisations pour avoir un stand" afin que les électeurs puissent prendre "eux-mêmes les tracts ou les programmes", avance Violette Spillebout.

Second tour le 28 juin

Largement en tête au premier tour des élections municipales avec 28,81% des voix, Martine Aubry n'a, pour sa part, pas encore communiqué sur un éventuel changement de méthode. Mais l'actuel maire de Lille a toutefois réaffirmé sa volonté de faire campagne pour le second tour le 28 juin prochain. 

La tenue de ce scrutin reste cependant encore suspendue à l'évolution de la situation sanitaire. Une décision doit être prise 15 jours avant le vote, à la mi-juin.

Benjamin Rieth