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Le Lot-et-Garonne vote pour désigner le successeur de Cahuzac

Les électeurs du Lot-et-Garonne voteront pour la législative partielle, dimanche.

Les électeurs du Lot-et-Garonne voteront pour la législative partielle, dimanche. - -

La législative partielle pour élire un successeur à l'ancien ministre du Budget, dans la troisième circonscription du Lot-et-Garonne se tiendra dimanche.

L'affaire Cahuzac a laissé des traces auprès des électeurs de la troisième circonscription du Lot-et-Garonne. Ces derniers sont appelés aux urnes, dimanche, pour l'élection législative partielle dans ce fief de l'ancien ministre du Budget.

Certains ne cachent pas leur écoeurement quant aux révélations sur les pratiques de Jérôme Cahuzac. "C'est parce que c'est un homme de gauche. Cela aurait été peut-être plus "normal" avec un homme de droite", explique une commerçante. "L'affaire Cahuzac a fait beaucoup de mal", résume un habitant. Et cet écoeurement devrait avoir une incidence sur le scrutin.

Le candidat FN croit en ses chances

Un des enjeux de l'élection de dimanche sera, en effet, la participation. Dans un climat général émaillé d'affaires, Cahuzac, Guéant ou encore Tapie, le jeune candidat du Front national, Etienne Bousquet-Cassagne, 23 ans, est très optimiste.

"L'élection d'un député Front national est possible mais tout se joue au premier tour. J'espère être au second tour et j'espère que j'y serai", confie-t-il, au micro de BFMTV.

L'UMP redoute le vote sanction

De son côté, l'UMP a fait le choix d’une campagne de terrain, au plus près des entrepreneurs. Objectif: se faire élire sur un programme.

"J'aimerais que les gens vote pour moi, pour nous, pour nos idées, et pas pour exprimer un mécontentement dans un vote sanction contre les uns ou contre les autres", espère le candidat UMP, Jean-Louis Costes.

Un défi pour le candidat PS

Un vote sanction contre la politique menée par le gouvernement auquel ne croit pas Bernard Barral, le candidat socialiste qui a pris la relève de l’ancien ministre du Budget.

"Je crois qu'aujourd'hui, quand un ministre de l'Intérieur se déplace (Manuel Valls s'est rendu le 8 juin dans le Lot-et-Garonne pour soutenir le candidat, ndlr), c'est qu'il pense que j'ai une chance de pouvoir m'en sortir", estime Bernard Barral.

Le défi s'annonce de taille pour le socialiste, car depuis les dernières législatives, aucun candidat socialiste n'a remporté une élection partielle.


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A.S. avec Jérémy Trottin