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Après les législatives, la candidate LFI dépose un recours contre Valls

Farida Amrani le 19 juin 2017, lors du second tour des élections législatives

Farida Amrani le 19 juin 2017, lors du second tour des élections législatives - Martin Bureau-AFP

Farida Amrani, la candidate de La France insoumise (LFI) qui a perdu face à Manuel Valls lors des législatives dans la 1ère circonscription de l'Essonne, a déposé ce mercredi un recours devant le Conseil constitutionnel en vue de faire invalider l'élection de l'ancien Premier ministre.

Manuel Valls avait gagné avec seulement 139 voix d'avance. Sa rivale malheureuse dénonce des irrégularités lors du scrutin, et affirme détenir une centaine de preuves. Farida Amrani a d'ailleurs posté sur Twitter une image montrant "des signatures au crayon à papier recouvertes à l'encre", censée prouver la tricherie.

Lors d'une conférence de presse donnée ce mercredi devant le Conseil constitutionnel, son avocat a dénoncé "un certain nombre d'irrégularités, dont certaines sont d'une gravité qualifiée de 'suffisante' par d'autres décisions du Conseil constitutionnel pour, dans certains cas, justifier de l'annulation d'une élection".

Il a également dénoncé "un nombre anormalement élevé de signatures différentes. Quand je dis différentes, je parle de très sensiblement différentes entre le premier et le second tour", précisant qu'il s'agissait d'une "centaine" de signatures. 

L'avocat de Farida Amrani, qui assure que le dossier est "solide", a également évoqué l'absence de surveillance "en permanence" dans certains bureaux de vote. La procédure pourrait prendre plusieurs mois.

Farida Amrani, qui avait lancé un appel à témoins, affirmait déjà sur BFMTV le 19 juin dernier, au lendemain du second tour des législatives, détenir des preuves de tricherie présumée dans quatre bureaux de vote. Et disait avoir "assisté personnellement à des choses graves qui se sont passées dans un bureau". 

Des militants de La France insoumise s'étaient rendus en préfecture pour examiner les PV et listes d'émargement des bureaux de vote d'Evry, comme le rapporte Le Parisien. La préfecture avait quant à elle indiqué qu'aucun incident n'avait été recensé.

De son côté, Manuel Valls a fermement démenti. "Il n'y a eu aucune irrégularité", a-t-il déclaré sur RTL, regrettant une "campagne difficile" et des attaques "aux relents antisémites".

Céline Hussonnois-Alaya