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Jean Roucas voulait "attirer l'attention sur les discours de haine" de Manuel Valls

Le message posté par Jean Roucas sur twitter dimanche contre Manuel Valls et François Hollande

Le message posté par Jean Roucas sur twitter dimanche contre Manuel Valls et François Hollande - Capture d'écran du compte twitter de Jean Roucas

"Les méthodes du PS contre les candidats FN: Incendies, menaces de mort, agressions... Valls et ses SA en action. Heil Hollande!", a écrit sur Twitter l'ancien comique devenu soutien du FN et de Marine Le Pen, avant de quitter le réseau social.  Ce lundi, Jean Roucas se justifie de son message à BFMTV.com.

"Surpris" par la polémique née de son tweet du dimanche 29 mars, Jean Roucas a quitté le réseau social. "Les méthodes du PS contre les candidats FN : Incendies,menaces de mort,agressions..Valls et ses SA en action.Heil Hollande!", avait-il écrit dimanche, au deuxième tour des élections départementales.

"Tout à fait c'est mon compte", confirme d'abord Jean Roucas ce lundi à BFMTV, avant de justifier son attaque. "Valls a provoqué la haine des autres dans ses discours, j'ai voulu attirer l'attention sur le fait qu'il a tenu des discours de haine et sur les agressions fachos subies par des militants FN" durant la campagne, argumente l'ancien animateur du Bébête show, sorte d'ancêtre des Guignols de l'Info sur Canal+ dans les années 90.

L'ancien humoriste fait notamment référence au début d'incendie recensé à la mairie d'Hénin-Beaumont, dans le Nord, et aux menaces de mort proférées contre son maire FN, Steeve Briois. Il fait aussi allusion à la campagne contre le FN du Premier ministre Manuel Valls lors des élections départementales, assumant "de stigmatiser le Front national" et sa présidente Marine Le Pen.

"Je ne pense pas que Hollande soit Hitler"

Relancé, Jean Roucas admet "que Manuel Valls n'est pas directement responsable" des faits qu'il lui reproche. "Evidemment que je ne pense pas que lui ou François Hollande soient Hitler. Ma comparaison n'était pas adroite", explique-t-il. "Sur les réseaux sociaux, Marine Le Pen est comparée à Hitler dans 10.000 tweets par jour. Pareil pour Mélenchon ou Valls. Et c'est le mien qui a provoqué un tollé. J'ai été mal compris, c'était de l'ironie".

Son soutien au Front national et à Marine Le Pen était connu depuis septembre 2013, quand il avait participé à l'université d'été du parti à Marseille, après avoir été sollicité par le député RBM Gilbert Collard. 

Dans ce tweet injurieux, Jean Roucas fait référence aux Sturmabteilung, les SA, milice du parti nazi qui avait aidé Adolf Hitler à prendre le pouvoir en Allemagne dans les années 30. "L'immonde ne fait jamais dans la nuance…", a réagi SOS Racisme sur Twitter. 

Désormais, Jean Roucas a peur de "perdre son travail" car cette histoire a fait une "mauvaise pub" au théâtre des Deux Ânes, où il travaille. De fait, la direction s'est désolidarisée et va mettre fin dans les plus brefs délais au spectacle "France-Hollande 0 partout". Derrière lui son épouse crie dans le téléphone: "Il va finir en prison". "C'est possible", dit-il sans vraiment y croire non plus.