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Dupont-Aignan assume son alliance avec Le Pen à la présidentielle

Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV le 11 mars 2018

Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV le 11 mars 2018 - BFMTV

Invité sur BFMTV ce dimanche, Nicolas Dupont-Aignan a défendu son alliance avec le Front national au second tour de l'élection présidentielle. Selon lui, il y a plus "points communs que de différences" entre son parti et celui de Marine Le Pen.

Alors que le Front national tient son congrès à Lille ce dimanche, Nicolas Dupont-Aignan a assumé son alliance au second tour de la présidentielle avec le parti de Marine Le Pen. 

"Il y avait un choix à faire, les millions de Français qui étaient appelés aux urnes devaient faire un choix et moi en tant que candidat à la présidentielle au premier tour, défendant un programme patriotique, je pensais qu'il n'était pas digne de se dérober", a-t-il insisté sur BFMTV.

L'ébauche d'un "programme commun"

Le président de Debout La France a néanmoins déploré l'incompréhension autour de ce choix. "Ce choix (de soutenir Marine Le Pen au second tour) n'a pas été suffisamment expliqué et notamment cette inflexion du programme que j'avais négocié pendant cinq jours (...)". Selon lui, cette "inflexion" du programme était déjà "l'ébauche du programme commun" dont il "rêve à terme" de réaliser avec le Front national mais aussi Les Républicains afin de proposer une "belle alternative" à Emmanuel Macron. 

"Mon modèle ce n'est pas Trump, c'est de Gaulle"

Des "millions d'électeurs" qui n'ont pas voulu voter pour Marine Le Pen mais qui ne "soutenait pas Emmanuel Macron" attendent de la droite une "union sur un beau programme commun sérieux, crédible", a-t-il encore expliqué. Mais pour cela, il faut "un changement du côté du Front national" et un "changement du côté des Républicains". 

Interrogé sur la réalité des "changements" du Front national, Nicolas Dupont-Aignan a assuré que Marine Le Pen avait, d'après lui, "une volonté réelle de changement". "Pour autant, je ne suis pas Front national, je suis différent", a-t-il martelé, critiquant notamment l'invitation de l'ex-conseiller de Donald Trump Steve Bannon au congrès du Front national dimanche. "Mon modèle ce n'est pas Trump, c'est de Gaulle", a-t-il conclu. 

M.P