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Droite et gauche radicale critiquent les "coupes" budgétaires

LES EFFECTIFS PAR MINISTÈRE

LES EFFECTIFS PAR MINISTÈRE - -

PARIS (Reuters) - Les réductions d'effectifs et les économies de dépenses de fonctionnement annoncées jeudi par le gouvernement de gauche français...

PARIS (Reuters) - Les réductions d'effectifs et les économies de dépenses de fonctionnement annoncées jeudi par le gouvernement de gauche français ont été critiquées vendredi aussi bien par la droite que par la gauche radicale.

Matignon a annoncé jeudi aux ministres que les effectifs hors Education, Justice et Intérieur devront baisser de 2,5% en moyenne sur la période 2013-2015, tandis que les dépenses de fonctionnement devront baisser partout de 7% en 2013.

Gilles Carrez, président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée, a estimé sur France Inter qu'on ne pouvait pas parler véritablement de "rigueur" puisque selon lui ce terme recouvre une bonne gestion de l'ensemble des finances publiques.

Le nouveau gouvernement de gauche n'est pas dans ce cas selon lui puisqu'il augmente les effectifs dans certains ministères, notamment dans l'Education.

"Je trouve que la démarche qui a été prise est très idéologique, qui s'est en fait située par rapport à des attentes de telle ou telle catégorie de Français", a-t-il dit.

Le gouvernement va être obligé selon lui, pour compenser les créations de postes dans l'Education, de ne pas remplacer quatre départs en retraite sur cinq dans les autres ministères.

Il parle "d'omerta" sur les chiffres des économies. Il pense qu'il aurait fallu poursuivre une réduction globale des effectifs de la fonction publique, en renonçant à remplacer "par exemple" un départ à la retraite sur trois.

La gauche radicale proteste aussi de son côté en estimant que les mesures annoncées étaient déjà en violation des engagements de campagne de François Hollande.

"Ce sont des orientations très négatives. Malheureusement, il semblerait que par anticipation, on donne des gages aux orientations du pacte budgétaire européen", a dit sur France Info le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent.

"Ca veut dire qu'on accepte par avance de s'inscrire dans le pacte d'austérité budgétaire alors que François Hollande avait annoncé sa renégociation. C'est décidément très mal parti", a-t-il ajouté.

Un accord sur des mesures de stimulation à la croissance d'un montant de 120 milliards d'euros a été trouvé dans la nuit à Bruxelles entre les 27 membres de l'Union européenne, mais l'Italie et l'Espagne attendent des mesures d'urgence pour signer. La France conditionne son approbation au pacte de stabilité budgétaire à ces mesures.

Thierry Lévêque, édité par Marine Pennetier