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Depuis l'époque Sarkozy, "il n'y a plus de collectif ni de travail de fond" chez LR, assure Dati

Après les scores catastrophiques du parti aux européennes, la maire LR du 7e arrondissement a elle-aussi exhorté les ténors du parti au changement, dans un ton plutôt nostalgique du parti "des années Sarkozy".

Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, a à son tour appelé ses collègues des Républicains "à s'interroger" sur les raisons de la déroute de leur parti aux dernières européennes, où LR n'a remporté que 8.44% des voix, derrière EELV. 

Invitée sur BFMTV dans le 19h de Ruth Elkrief ce mercredi soir, Rachida Dati a regretté l'époque où "il y avait une équipe, un collectif" chez les Républicains, mentionnant à plusieurs reprises l'ancien président Nicolas Sarkozy. Elle a par ailleurs indiqué que l'ancien chef de l'État suivait la situation politique actuelle "avec beaucoup d'intérêt" et qu'"il (en) était malheureux".

"On attire pas les gens avec des conciliabules fermés"

"Depuis 2012, il n'y a plus de collectif, il n'y a plus de travail de fond", a amèrement regretté l'ancienne garde des Sceaux. "Depuis 2017, on perd toutes les élections et on décroche à chaque fois. Et à chaque défaite, on pointe un coupable et on recommence de la même manière", a-t-elle déploré, estimant que le parti s'est détourné de la mobilisation militante.

"Aujourd'hui chez LR, il y a du talent et des idées, moi je suis proche de beaucoup de monde. Mais encore faut-il que nous mettions nos idées sur la table et que nous débattions avec tout le monde", a poursuivi l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. "Il faut qu'on puisse attirer les gens avec de la dynamique et des idées. On attire pas les gens en faisant des conciliabules fermés, entre nous dans des petites salles. Or c'est ce qui se passe en ce moment".

"Sans être nostalgique, (...) quand (Nicolas Sarkozy) a repris le parti, il était tout seul mais il met sur la table des idées neuves, des propositions, et il débat avec la France entière", a-t-elle voulu rappeler, comme une énième pic à l'égard de l'actuel président du parti, Laurent Wauquiez, contesté en interne.

Jeanne Bulant