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Débat présidentiel: Fillon veut charger une commission de proposer de nouvelles règles de transparence

François Fillon lors du débat.

François Fillon lors du débat. - Capture d'écran BFMTV

François Fillon a détaillé les réformes institutionnelles qu'il envisageait. Alors que sa campagne est troublée par les affaires, il a évoqué la création d'une commission chargée de faire des propositions sur la transparence dès son arrivée au pouvoir.

Le débat organisé par TF1 en vue de la présidentielle avec les cinq candidats les plus hauts dans les sondages a abordé la question des institutions. Le candidat de la droite et du centre a présenté ses idées sur ce point... idées partiellement inspirées par les affaires qui secouent sa campagne.

Pas question pour lui d'un grand bouleversement de régime et encore moins d'une VIe République à l'instar de Jean-Luc Mélenchon: "Dans un pays avec autant de chômage, avec une crise économique et sociale aussi grave et qu’on a cinq ans pour redresser les choses, se lancer dans une grande aventure institutionnelle c’est forcément faire passer le redressement économique de côté." Enfin, sa dernière proposition avait une résonance particulière en raison de l'actualité du prétendant à l'Elysée:

"Je vais dire une dernière chose, que naturellement tout le monde attend. Si j’étais président de la République je confierais au premier vice-président du Conseil d’Etat, au premier président de la Cour des comptes et au procureur auprès de la Cour de cassation le soin de faire des propositions sur la transparence et sur la moralisation de la vie politique".

Cette commission ferait ses propositions devant le Parlement. 

Mais sur les institutions, François Fillon a aussi appelé à réduire le nombre de parlementaires dans les deux chambres. "Il faut moderniser la Ve République avec la plus grande prudence. Diminuer le nombre de parlementaires, oui, j’ai d’ailleurs proposé qu’on fasse un référendum sur la question. Pas seulement pour faire des économies, madame Le Pen, mais aussi pour leur donner les moyens de faire leur travail de contrôler l’action du gouvernement, d’être efficaces comme c'est le cas dans les autres grandes démocraties", a développé le député élu à Paris. 

R.V.