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Darcos : « Ils faut que les enseignants gagnent plus »

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Alors que l'inquiétude grandit dans le monde éducatif, Xavier Darcos fait le point sur sa réforme de l'école : service minimum, soutien des élèves et salaires des enseignants.

Critiqué le service minimum en cas de grève. Dénoncées les suppressions de postes. Attendues de pied ferme les augmentations de salaires. Il en faut davantage à Xavier Darcos pour se laisser abattre. Alors que certains enseignants, élèves et parents défilent réclament sa démission en défilant dans les rues, le ministre de l'Education Nationale cherche à les rassurer, tout en défendant mordicus sa réforme. 

Le service minimum d'accueil : « Poursuivre les maires hors-la-loi et aider ceux de bonne foi »

Mis en place cet été, le service minimum d'accueil à l'école en cas de grève fait toujours débat. Certaines communes refusant de l'appliquer faute de moyens, y ont été contraintes par la justice. ¨Pour le ministre de l'Education Nationale, le bilan de ce dispositif est positif : « Nous n'avons pas reculé : la loi ne sera pas retouchée. Simplement, nous avons constaté qu'il y avait 2 types de communes. Les hors la loi qui refusent de l'appliquer : nous continuerons à les poursuivre. Et les petites communes qui expliquent qu'elles ont des difficultés à l'appliquer et qui demandent de l'aide pour y parvenir la prochaine fois. L'accord avec l'association des maires de France devrait permettre de sauvegarder le service minimum d'accueil, qui a marché, et de ne pas mettre en difficulté les maires de bonne foi. »

Soutien aux élèves en difficulté : « Aucun poste supprimé »

Aider les élèves. C'est l'objectif affiché par Xavier Darcos. Pourtant, sa réforme prévoit de supprimer 3000 des 11 000 enseignants des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED). Le ministre s'en défend, en jouant quelque peu sur les mots : « Nous allons en sédentariser 3000, dans des endroits où nous avons une concentration de la difficulté scolaire. Donc, nous ne supprimons pas des RASED, nous en sédentarisons 3000, seulement. »

Les enseignants : « Ils faut qu'ils gagnent plus »

Suppressions de postes et heures supplémentaires financeront les augmentations de salaires des enseignants. Mais alors que les syndicats d'enseignants parlent d'une quarantaine de millions dégagés, Xavier Darcos maintient que « 410 millions d'euros seront consacrés cette année à leur revalorisation. » Et le ministre de l'Education Nationale d'égrainer avec fierté les primes qui seront consenties aux enseignants : « 1500 euros à tous ceux qui commencent, des primes pour les travaux supplémentaires. » Autrement dit, travailler plus, pour gagner plus... Un mot d'ordre qui passe mal auprès du monde enseignant.

Juliette VINCENT-Bourdin & Co