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Critiqué pour avoir mangé un couscous, Philippot dénonce des "crétins" du FN

Florian Philippot, vice-président du Front national, lors de sa campagne pour les régionales le 1er décembre 2015.

Florian Philippot, vice-président du Front national, lors de sa campagne pour les régionales le 1er décembre 2015. - Sébastien Bozon - AFP

Visé par la frange identitaire du Front national pour une photo publié sur les réseau sociaux où il déguste un couscous, Florian Philippot a qualifié lundi matin ses détracteurs de "crétins" et de "crétines". Le vice-président du FN est régulièrement visé par une partie des militants du parti d'extrême-droite, qui refuse la politique de dé-diabolisation.

Florian Philippot n'en démord pas, les polémiques qui le visent desservent le Front national. Invité de France Inter lundi matin, le vice-président du FN, est revenu sur la photo qui fait polémique au sein du parti. Le 13 septembre dernier, une militante FN a posté sur les réseaux sociaux une photo d'adhérents du parti en compagnie de Florian Philippot, mangeant un couscous dans un restaurant de Strasbourg, déclenchant l'ire de la frange identitaire du FN.

"Ces gens sont des crétins. On est face à des crétines et des crétins qui parlent de provocations quand on met une photo de couscous à Strasbourg. Qu'on leur fasse goûter du couscous ils verront que c'est très bon", a assuré le député européen.

Remonté, Florian Philippot a tenu a rappelé que le couscous avait "été ramené en France par des pieds noirs", en espérant que "cela parlera à certains". Le vice-président du Front national a tenu a assuré que cela ne l'empêcherait pas "de continuer à manger du couscous".

"Soyons sûrs de nos convictions"

Pour Christophe Barbier, cette polémique est symptomatique de l'affrontement de différentes branches au sein du parti d'extrême-droite, affirmant qu'"une guerre de sécession" a toujours lieu au sein du FN.

"On est en encore dans une guerre de sécession au Front national. Il y a eu la dé-diabolisation, maintenant il a cette guerre de ligne. Les identitaires veulent mener la vie dure à Florian Philippot. C'est l'aile droite qui considère qu'il faut être franco-français, voire franchouillard (...) C'est stupide mais c'est très évocateur de la querelle de lignes idéologiques, nourrie de symboles, qui fracture le Front national", assure l'éditorialiste Christophe Barbier sur BFMTV.

Une vision de la situation que partage Florian Philippot, agacé par ces polémiques qui éloignent le parti de ses principaux chantiers. "Il faut que l'on sorte de la tambouille interne et que l'on soit extrêmement audible sur le fond face à Macron (...) Soyons sûrs de nos convictions. Quand j'entends certains de chez nous dire 'la dé-diabolisation piège à cons', cela m'inquiète énormément. Je ne suis pas favorable à une politique de re-diabolisation", a martelé Florian Philippot lundi matin.

Florian Philippot est dans une situation délicate au sein du FN. Vendredi Marine Le Pen, la présidente du parti, l'a appelé à "clarifier sa situation", alors qu'il cumule la fonction de vice-président du FN et de président du mouvement Les Patriotes. Le député européen a réaffirmé lundi matin, qu'il ne "quitterai pas la présidence" de son mouvement.
G.D.