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Covid-19: pour Marc Fesneau, l'état d'urgence sanitaire pourrait durer "jusqu'à l'immunité collective"

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau à l'Hôtel Matignon, le 30 septembre 2020 à Paris

Le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau à l'Hôtel Matignon, le 30 septembre 2020 à Paris - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Pour l'heure, l'état d'urgence sanitaire est prévu pour être en vigueur jusqu'au 1er juin.

L'état d'urgence sanitaire, prolongé jusqu'au 1er juin, pourrait devoir rester en vigueur "jusqu'à l'immunité collective" de la population face au Covid-19, a avancé ce jeudi le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau.

Même si la France atteignait successivement ses objectifs en matière de vaccination, "au mois de juin on n'aura pas vacciné la totalité des Français (...), donc il restera nécessaire de disposer sans doute des moyens qui permettront quand même si besoin de réguler", a expliqué Marc Fesneau sur Radio J.

"Ceci étant, le Parlement a fait le choix de pouvoir reprocéder à un débat, donc ça passe par un texte et le Parlement se saisira de la question et on verra dans quelles conditions il faudra ou il faudrait prolonger l'état d'urgence" ou voter "la sortie", a rappelé le ministre.

Pourrait-il ainsi être prolongé une dernière fois jusqu'à la fin de l'été, moment où le gouvernement espère avoir vacciné la totalité de la population ? "On verra. Jusqu'au moment où, au fond, l'immunité collective sera acquise", a estimé Marc Fesneau.

Né dans le sillage du Covid-19

Créé en mars 2020 face à l'épidémie de Covid-19, l'état d'urgence sanitaire permet de recourir à un couvre-feu, de restreindre ou interdire déplacements, rassemblements ou ouvertures des établissements, sur tout ou partie du territoire, et de confiner partiellement ou complètement la population.

Il a été en vigueur du 23 mars au 10 juillet 2020, puis réinstauré le 17 octobre 2020, prorogé par le Parlement une première fois jusqu'au 16 février 2021, puis encore jusqu'au 1er juin.

Ce feu vert à une nouvelle prolongation avait été voté par les députés malgré l'opposition de la droite comme de la gauche, qui avaient dénoncé une "banalisation" de ce régime d'exception, et relayé la lassitude de la population et le ras-le-bol des acteurs économiques.

C.M. avec AFP