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Coronavirus: la députée de la Polynésie française Maina Sage à son tour contaminée

La députée UDI de Polynésie française Maina Sage, le 13 février 2016 à l'Assemblée nationale.

La députée UDI de Polynésie française Maina Sage, le 13 février 2016 à l'Assemblée nationale. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Elle pourrait avoir été contaminée par le ministre de la Culture Franck Riester. La députée est depuis confinée à son domicile.

Un premier cas de coronavirus a été détecté en Polynésie française sur la députée UDI Maina Sage, a indiqué mercredi le président de cette collectivité d'outre-mer, Edouard Fritch.

La députée a déclaré des symptômes lundi, deux jours après son retour de métropole. Elle pourrait avoir été contaminée par le ministre de la Culture Franck Riester, qu'elle avait rencontré en métropole. Maina Sage est confinée à son domicile et ne présente pas de symptômes graves.

Stade 1 de l'épidémie

Le ministre de la Santé polynésien, Jacques Raynal, a annoncé que la Polynésie était désormais placée en stade 1 de l'épidémie. Le gouvernement a prévu d'annoncer une série de mesures ce jeudi, mais recommande déjà aux Polynésiens de limiter leurs déplacements.

"Il faut garder raison et ne pas céder à la panique. Il s'agit d'un cas isolé qui a été immédiatement pris en charge", a affirmé Edouard Fritch lors d'une conférence de presse retransmise par Polynésie 1ère. Et d'ajouter: 

"J'invite la population à être raisonnable et éviter tout déplacement à l'extérieur (...) Toutes les dimensions de la propagation du virus sont prises en compte aujourd'hui avec la mobilisation de tous les ministères et toutes les administrations du Pays." 

"Le plus dangereux, c'est la rumeur"

Jacques Raynal a par ailleurs démenti les annonces d'autres cas de coronavirus, notamment évoqués par Gaston Flosse, l'un des principaux adversaires politiques d'Edouard Fritch.

"Le plus dangereux dans cette épidémie, ce n'est pas le virus, c'est la rumeur", a déploré Jacques Raynal, s'appuyant sur les déclarations du directeur de l'Organisation mondiale de la Santé.
E.P avec AFP