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Copé sur RMC: «Seuls les actionnaires peuvent décider du sort de Stéphane Richard»

Le président de l'UMP Jean-François Copé considère que c'est au Conseil d'administration d'Orange de décider du sort de Stéphane Richard.

Le président de l'UMP Jean-François Copé considère que c'est au Conseil d'administration d'Orange de décider du sort de Stéphane Richard. - -

Invité sur RMC et BFMTV, Jean-François Copé a abordé les affaires qui entachent l'UMP (Tapie et Guéant) ainsi que l'interdiction de groupuscules d'extrême droite. Le maire de Meaux soutient le gouvernement sur certains points, notamment l'exception culturelle française.

Ce jeudi matin, Jean-Jacques Bourdin recevait Jean-François Copé sur RMC et BFMTV. Le président de l’UMP est revenu sur les affaires Guéant et Tapie, ainsi que sur la défense de l'exception culturelle française face aux Etats-Unis, point sur lequel il soutient le gouvernement. Par ailleurs maire de Meaux, Jean-François Copé a réagi aux rapports de la droite avec l’extrême-droite et à la loi sur la moralisation de la vie politique.

Sur les droits de douane imposés aux panneaux solaires chinois

8h56 - Jean-François Copé : « L’Europe doit être identique aux autres grands pays du monde. Face à un pays qui se protège, il faut se protéger, face à un pays qui s’ouvre, il faut s’ouvrir. Je soutiens la position de François Hollande, quand c'est l'intérêt de la France et de l'emploi. Mais il faut arrêter de mettre des boulets aux pieds des gens qui veulent travailler. Aujourd’hui, il ne faut surtout pas être fier de réussir ! Il faut changer cela le plus vite possible ».

Rachida Dati s’en est pris à José Manuel Barroso.

8h56 - Jean-François Copé : « Les Français doivent être entendus en Europe. Le vrai sujet n’est pas ce que recommande la commission, mais ce que nous ne faisons pas toujours par rapport à nos enfants demain ».

Sur les négociations avec les Etats-Unis concernant un accord de libre-échange. Jean-Marc Ayrault défend une exception pour la culture.

8h52 - Jean-François Copé : « Je soutiens Jean-Marc Ayrault sur ce point. Il faut avoir le courage de dire que le traité de libre-échange avec les Américains peut être extraordinaire si nous faisons des efforts. Mais sur le point précis de la culture, il faut absolument préserver l’exception culturelle française et européenne. Le monde a deux options. La première, fermer les frontières, est mortifère, car on est obligés d’importer. Face à des marchés extérieurs qui se protègent, il faut conclure un accord. Mais il faut se moderniser, assouplir notre législation du travail, baisser les impôts. Et il faut que ce soit une chance pour produire en France ».

Sur la coupure de la télévision en Grèce

8h50 - Jean-François Copé : « Ce n’est pas l’Europe qui impose. Quand un pays a dépensé sans compter et n’a plus les moyens de se financer, quelle autre solution que faire des économies gigantesques ? C’est démagogique de dire que c’est Bruxelles. D’où mon inquiétude sur la législation sur les autoentrepreneurs, encore quelque chose qui marche avec des créations d’emploi… C’est irresponsable. On met des plafonds, des seuils, juste pour faire de l’antisarkozysme. François Hollande a tout gagné, il devrait prendre de la hauteur ».

Clément Méric et son assassin doivent-ils être mis sur le même pied d’égalité ?

8h48 - Jean-François Copé : « Je renvoie dos à dos les groupuscules extrémistes, quels qu’ils soient. Lorsqu’ils sont extrémistes, se comportent de manière violente, ils doivent être combattus et condamnés avec la même force. Le gouvernement fait une classification entre les extrémistes, il y aurait les bons et les méchants extrémistes, ce n’est pas possible d’accepter ça. Les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon et certains membres du Front de gauche sont scandaleux, par exemple sur Pierre Moscovici ».

Le FN est-il un parti d'extrême droite ?

8h48 - Jean-François Copé : « C'est un parti extrémiste comme celui de monsieur Mélenchon. Ses propos sont choquants et antirépublicains ».

Faut-il sanctionner les candidats UMP qui s’allient au Front national ?

8h46 - Jean-François Copé : « Je l’ai déjà fait, et je le referai ».

Sur la législative partielle à Villeneuve-sur-Lot après la démission de Jérôme Cahuzac. Que doit faire le PS si l’UMP se retrouve face au FN ?

8h45 - Jean-François Copé : « Nous verrons ce que donnera le premier tour. C’est une occasion de sanctionner la politique gouvernementale. Nous reparlerons de tout ça, mais vous savez quelle est ma position : aucune alliance avec le Front national. Lorsque les citoyens veulent sanctionner le gouvernement, s’ils votent pour le Front national, ça fait passer la gauche ».

Sur la loi sur la transparence politique, en partie vidée de son contenu par les députés, notamment concernant les conflits d’intérêt et la publicité du patrimoine

8h41 - Jean-François Copé : « Je veux dénoncer l’hypocrisie. Je déteste la manière que le gouvernement a de mettre un écran de fumée sur une affaire gravissime, l’affaire Cahuzac, alors que cette loi et ces intentions n’auraient jamais empêché l’affaire Cahuzac. Le voyeurisme est malsain. Il y a des commissions qui sont là pour contrôler, jeter à la vindicte, c’est malsain. Reculer était du bon sens, pour le respect des personnes. Il est de bon ton de dire du mal des hommes et des femmes politiques. Critiquer son action est tout à fait normal, mais il y a des moments où il est bon de respecter les personnes ».

Sur les primes de Claude Guéant. Devrait-il rendre l’argent ?

8h39 - Jean-François Copé : « Une enquête est en cours, c’est à la justice d’en décider. J’ai toujours appelé au respect de la présomption d’innocence, j’avais fait pareil pour l’affaire Cahuzac. Si les faits sont avérés, c’est extrêmement grave ».

Sur la mise en examen de Stéphane Richard. L’Etat doit-il demander sa démission ?

8h38 - Jean-François Copé : « Je ne connais rien à cette affaire d’autre que ce que j’ai pu en lire ».

8h36 - Jean-François Copé : « L'Etat est actionnaire, une réunion du Conseil d’administration a été convoquée, ce sera le lieu et le moment pour décider. Moi, je n’ai pas d’avis. C'est l'intérêt de l'entreprise qui doit être regardé. Stéphane Richard, présumé innocent, est-il en situation de conduire les destinées de cette entreprise ? Seuls les actionnaires ont vocation à le dire ».

Revivez aussi l'émission Bourdin & Co de ce jeudi matin.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin