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Copé pour baisser les budgets de fonctionnement des ministères

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, se dit partisan d'une baisse de 10% des budgets de fonctionnement de tous les ministères. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, se dit partisan d'une baisse de 10% des budgets de fonctionnement de tous les ministères. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge - -

PARIS (Reuters) - Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, se dit partisan d'une baisse de 10% des budgets de...

PARIS (Reuters) - Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, se dit partisan d'une baisse de 10% des budgets de fonctionnement de tous les ministères.

Pour réduire les dépenses de l'Etat, chaque ministre devrait être chargé "d'identifier les sources d'économies qui ne freinent pas la croissance", explique-t-il dans un entretien publié samedi par Le Monde.

Le Premier ministre, François Fillon, a confirmé vendredi que les règles régissant le fonctionnement des ministères seront durcies dans les prochains jours au nom de "l'exemplarité" et de "la transparence" sans plus de précision.

Des frais de cigares de Christian Blanc aux soupçons de conflit d'intérêts visant Eric Woerth, en passant par les logements de fonction de Christian Estrosi, le gouvernement est ébranlé par une série d'affaires qui ont conduit Nicolas Sarkozy à demander "une République irréprochable".

Outre ce "rabot généralisé" des budgets ministériels, Jean-François Copé prône l'instauration d'un "bonus-malus" pour les collectivités locales.

Celles qui réduiraient leurs dépenses verraient augmenter leur dotation globale de fonctionnement versée par l'Etat. A l'heure de la rigueur, il réclame "l'exemplarité" mais refuse la "démagogie".

"Si l'on devait baisser les salaires des fonctionnaires dans le pays, il serait logique de baisser celui des ministres et des députés mais on n'est pas dans cette logique", explique le député-maire de Meaux. "Je ne souscrirai pas au populisme ambiant car c'est au détriment de la démocratie", insiste Jean-François Copé.

Laure Bretton