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Confinement: Castex prévoit "un léger assouplissement" mais s'inquiète des "usines à Covid" de Noël

Le Premier ministre Jean Castex visite un service de la Sécu chargé de tracer les cas contacts, le 13 novembre 2020 à Strasbourg

Le Premier ministre Jean Castex visite un service de la Sécu chargé de tracer les cas contacts, le 13 novembre 2020 à Strasbourg - FREDERICK FLORIN © 2019 AFP

Lors d'une intervention devant le bureau exécutif LaREM, le Premier ministre a tenu à rappeler qu'il ne s'agissait pas d'un "déconfinement, mais d'un "aménagement supplémentaire du confinement".

Jean Castex a indiqué que les annonces d'Emmanuel Macron mardi ne permettraient qu'un "léger assouplissement au confinement", lors d'une intervention devant le bureau exécutif de La République en marche (LaREM). Au cours de la réunion, il s'est également inquiété des "usines à Covid" lors des fêtes de fin d'année.

Un "aménagement supplémentaire du confinement"

"A ce stade, ce sera un léger assouplissement au confinement", a déclaré le Premier ministre, selon des participants à cette réunion par visioconférence.

"On n'est pas dans le déconfinement, on est dans un aménagement supplémentaire du confinement", a-t-il insisté, à la veille d'une prise de parole du chef de l'État.

Devant les cadres du parti présidentiel, Jean Castex, qui devrait détailler jeudi après-midi en conférence de presse les annonces d'Emmanuel Macron, a évoqué les défis posés par la situation sanitaire.

"Les choses sont très compliquées mais en même temps elles sont simples", a-t-il résumé. "La première chose que nous avons devant nous, ce sont les réveillons, qui sont des usines à Covid. Si on a une chose à traiter, c'est ça", a-t-il fait valoir.

"Je vous rassure, je vais très bien"

Alors qu'il essuie des salves de critiques sur sa gestion de la crise, et voit sa cote de popularité baisser depuis plusieurs semaines, le premier ministre a souligné que sa préoccupation était d'abord "de savoir si je prends les bonnes décisions pour le pays." Il a aussi balayé les couacs au sein du gouvernement, sur fond de tensions avec certains de ses ministres.

"On fait semblant de découvrir dans les journaux que le ministre de l'Economie défend l'économie et que le ministre de l'Agriculture défend l'agriculture, comme si ça n'avait jamais existé. Je vous rassure, je vais très bien", a-t-il lancé, se félicitant qu'il y ait "du débat".
Par E.P avec AFP