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Chatel hostile à l'idée d'estrosi de sanctionner les maires

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pris ses distances avec la proposition de Christian Estrosi de sanctionner les maires laxistes en matière de lutte contre l'insécurité. "L'idée d'un pacte entre les communes et l'Etat en matière de sécurité e

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pris ses distances avec la proposition de Christian Estrosi de sanctionner les maires laxistes en matière de lutte contre l'insécurité. "L'idée d'un pacte entre les communes et l'Etat en matière de sécurité e - -

PARIS (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pris ses distances mardi avec la proposition de Christian Estrosi de sanctionner les...

PARIS (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a pris ses distances mardi avec la proposition de Christian Estrosi de sanctionner les maires laxistes en matière de lutte contre l'insécurité.

"L'idée d'un pacte entre les communes et l'Etat en matière de sécurité est nécessaire mais elle doit se faire sous la forme d'un contrat plus que sous la forme de sanctions", a-t-il dit sur Europe 1.

Les propositions du ministre de l'Industrie ont provoqué la colère des dirigeants de l'opposition mais des voix se sont également élevées dans la majorité pour les contester.

"On ne va pas mettre en place un tribunal des maires qui dirait ceux qui sont bons et ceux qui ne le sont pas", s'élève le président UMP de l'Association des maires de France, Jacques Pélissard, dans Le Parisien.

"Les maires, qu'ils soient de droite ou de gauche, sont des femmes et des hommes responsables. Laissons-les faire", dit-il, plaidant pour un "partenariat étroit et confiant" entre l'Etat et les communes, comme Luc Chatel.

"Au niveau local, le maire a un pouvoir de police et il est normal qu'il y ait une coopération entre l'Etat qui a le pouvoir régalien et le maire", a dit le porte-parole du gouvernement.

"Cette coopération doit avoir lieu sous forme d'un contrat, d'un donnant-donnant", a-t-il expliqué.

Interrogé sur RMC, Christian Estrosi a réfuté toute dissension dans son camp.

"Il y a un dialogue ouvert avec quelques individualités dans ma formation politique", a estimé le ministre de l'Industrie qui s'est prévalu du soutien du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.

Il faudra définir "quel niveau et de quelle manière" les amendes contre les maires n'ayant pas rempli leurs obligations peuvent être mises en place, a-t-il déclaré.

"On ne va pas mettre des maires - qui est le mandat le plus respectable, qui mérite le plus d'être mis en valeur - devant un tribunal de la République", a-t-il assuré.

Cependant, a insisté Christian Estrosi, il faut une "culture du résultat", "une barre avec des plus et des moins (...) qui permet de savoir si vous avez rempli votre contrat avec l'Etat, la police et la justice".

Dans le cas contraire, "on pourra vous dire vous avez fauté et votre municipalité va devoir apporter sa contribution", a-t-il ajouté.

Laure Bretton, édité par Gérard Bon