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Castex "assume" la désignation de Darmanin à l'Intérieur: "Il a droit à la présomption d’innocence"

L'arrivée de Gérald Darmanin à l'Intérieur créé la polémique en raison de la plainte pour viol déposée contre lui. Jean Castex défend toutefois cette nomination, au nom de la présomption d'innocence.

"J'assume." La désignation à l'Intérieur de Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol en 2017, est contestée mais Jean Castex ne la regrette pas. Invité ce mercredi matin sur la plateau de BFMTV et RMC, le nouveau Premier ministre a insisté sur son attachement "à tout ce qui touche aux violences intraconjugales et aux questions de viol.

"Pour des raisons politiques et personnelles, ça m'est particulièrement cher (...) C'est un sujet avec lequel je ne transige pas", a-t-il expliqué, affirmant que la situation de Gérald Darmanin n'était pas en opposition avec ces questions.

"J’assume totalement cette désignation. Gérard Darmanin a droit, comme tout le monde, à la présomption d’innocence", a-t-il défendu, assurant qu'il n'aurait pas fait ce choix s'il avait eu "le moindre doute, la moindre interrogation".

Jean Castex a réaffirmé que la plainte pour viol visant Darmanin n'était pas un "obstacle" à son entrée au ministère de l'Intérieur au vu "des actes d'instruction qui ont été des actes de rejet". Gérald Darmanin a été mis en cause par une femme en 2017 pour viol. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a toutefois été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.

Bronca des féministes contre Darmanin

Une situation qui suscite la colère, notamment dans les rangs des féministes. La journée de mardi a été ponctuée d'actions coup de poing contre cette nomination. La première action s'est déroulée le matin, lors de la passation de pouvoir: une vingtaine de féministes ont tenté d'approcher les grilles du ministère, avant d'être stoppées par les forces de l'ordre.

Scandant "Darmanin démission" et "Darmanin violeur", elles ont brandi des pancartes indiquant: "Darmanin à l'Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes".

Dans l'après-midi, devant l'Elysée où se tenait le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, trois militantes Femen ont réussi à approcher du palais présidentiel avant d'en être éloignées. Un peu plus tard, devant l'église de la Madeleine, une cinquantaine de militantes du collectif #Noustoutes, vêtues de noir, ont procédé à l'enterrement symbolique de l'égalité hommes-femmes, décrétée "grande cause du quinquennat" par l'exécutif.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV