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Cambadélis: "Le Parti socialiste ne sera pas social-libéral"

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, ce dimanche 31 août sur le plateau de BFM Politique.

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, ce dimanche 31 août sur le plateau de BFM Politique. - BFMTV

Après un week-end mouvementé à La Rochelle, le Premier secrétaire du PS était l'invité ce dimanche soir de BFM Politique. Selon lui, les "divisions" au sein de son parti ne sont pas synonymes d'implosion imminente.

"La contestation? C'est dans notre ADN!" Alors que les divisions au sein de la majorité ont parcouru l'université d'été de La Rochelle ce week-end, le Premier secrétaire du PS veut à tout prix dédramatiser. "Depuis 1905, les socialistes sont divisés!", a lâché dimanche soir Jean-Christophe Cambadélis sur le plateau de BFM Politique. "Nous sommes divers. L'unité, ce n'est pas l'unicité", a-t-il estimé.

Des difficultés au sein du parti, tout de même? "Oui", admet-il, "mais on peut les surmonter". Dès lundi vont débuter des Etats généraux du Parti socialiste pour permettre au parti de "se reformuler".

Mais pas question de changer de nom, pas question non plus d'assumer le "social-libéralisme" dont les frondeurs accusent le gouvernement de Manuel Valls. "Le parti socialiste ne sera pas social-libéral", a asséné Jean-Christophe Cambadélis.

Montebourg "a eu tort"

Toutefois, le Premier secrétaire du PS a donné raison au Premier ministre face à son ancien ministre de l'Economie. Selon lui, Arnaud Montebourg "a eu tort" d'exprimer son désaccord sur la politique gouvernementale. "Vu la manière dont il s'est exprimé, c'était difficile" de ne pas l'évincer, a commenté Jean-Christophe Cambadélis.

Le Premier secrétaire du PS a néanmoins exprimé lui aussi son désaccord sur un point avec l'équipe de Manuel Valls. Alors que le gouvernement a annoncé qu'il allait recourir en partie à des ordonnances pour faire passer le projet de loi sur la croissance, Jean-Christophe Cambadélis a estimé qu'il n'était "pas favorable à cette démarche" et qu'"il valait mieux un débat avec le Parlement".

M. T.