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CAFÉ POLITIQUE - Manif pour tous: les manifestants, ces "héritiers du gaullisme"

L'ancien ministre UMP de l'Intérieur, Brice Hortefeux

L'ancien ministre UMP de l'Intérieur, Brice Hortefeux - -

Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'information politique. Aujourd'hui, l'avenir politique de Frigide Barjot, le "manque de leadership" de l'UMP et le gaullisme revu à la sauce Manif pour tous.

Le FN promet "une surprise" à Marseille"

Le Front national déjà dans la course pour les élections municipales 2014 à Marseille. Lundi matin, Marine le Pen a confirmé sur BFMTV que le candidat frontiste était Stéphane Ravier, déjà candidat en 2008 et actuel secrétaire départemental du parti. "C'est un homme remarquable et je crois qu'il va créer la surprise dans la ville", a assuré la présidente du FN sur BFMTV. Marseille, ville à fort enjeu pour le FN qui a décidé d'y établir son université d'été pour la première fois, en septembre prochain.

"Nous, c'est 'Les Français d'abord'"

Mais Marine Le Pen était surtout attendue sur les débordements en marge de la Manif pour tous et attribués à des "individus pour la plupart issus de l'extrême droite et de la mouvance identitaire", selon Manuel Valls. Interrogée sur les slogans scandés par certaines personnes durant la manifestation - dont "La France aux Français" - Marine Le Pen a estimé qu'ils n'avaient rien à voir avec le FN. "Nous, c'est 'Les Français d'abord'", a-t-elle soutenu sur BFMTV.

Hortefeux, le général de Gaulle et la Manif pour tous

Les opposants au mariage homosexuel sont-ils les nouveaux Jean Moulin et Pierre Brossolette? "Oui" à en croire Brice Hortefeux. Interrogé lundi matin pour savoir si les manifestants de dimanche étaient les héritiers du gaullisme et de la Résistance, l'ancien ministre de l'Intérieur a répondu: "Si vous considérez comme moi que le gaullisme, c'est la résistance, alors oui, ceux qui ont défilé dimanche sont les héritiers de De Gaulle", a estimé l'ancien ministre de l'Intérieur, soulignant que la manifestation de dimanche était un combat politique puisqu'une "une opposition à l'égard d'une loi". "Mais ne mêlons pas le général de Gaulle à cette politique", a-t-il conclu.

Frigide Barjot a-t-elle un avenir politique?

Frigide Barjot tire un trait sur la Manif pour tous, le mouvement lancé pour protester contre la loi Taubira légalisant le mariage homosexuel et dont elle était jusqu'à présent la porte-parole. "C'est la fin du temps des manifestations et je pense que la Manif pour tous a fait son temps. Et je dis tant mieux parce qu'aujourd'hui son message et ce qu'elle porte n'est plus ajusté. La loi s'applique, il faut passer à une phase politique de contestation des changements de la loi parce que l'on change de civilisation", a-t-elle expliqué dimanche sur BFMTV.

En ligne de mire de Frigide Barjot: les élections municipales de 2014, pour lesquelles elle envisageait de proposer des candidats issus de la Manif pour tous. Mais si la politique semble démanger Frigide Barjot, pas sûr qu'elle soit attendue sur ce terrain. Selon un sondage du Parisien.fr, 87% des internautes estiment ainsi que Frigide Barjot n'a pas d'avenir politique.

L'UMP a "un problème de leadership" selon Wauquiez

Il n'y a pas que Bercy qui a besoin d'un "patron". L'UMP semble, elle aussi, en mal de capitaine, selon Laurent Wauquiez qui a estimé dimanche sur BFMTV qu'il y avait "un problème de leadership" dans son parti et qu'il fallait "le corriger".

"Nous avons trop de désordre en ce moment à l'UMP. La situation n'est pas satisfaisante pour les militants, pas satisfaisante pour les Français qui ont besoin d'une opposition qui ait des messages clairs", a dit l'ancien ministre et député de la Haute-Loire, invité de BFM Politique. "La façon dont fonctionne aujourd'hui l'UMP ne me convainc pas", a-t-il ajouté.

Des "écoutes" contre la lutte fiscale

Après le scandale de l'affaire du compte à l'étranger de Jérôme Cahuzac, le gouvernement a à coeur de montrer son action en matière de lutte contre la fraude fiscale. Et cela pourrait passer par de nouvelles méthodes, a révélé dimanche Bernard Cazeneuve, justement successeur de Jérôme Cahuzac comme ministre du Budget. "Il pourra y avoir des écoutes, il pourra y avoir des infiltrations", a-t-il détaillé sur Europe1.

L'administration fiscale pourra également utiliser "des éléments qui nous ont été transmis de façon licite mais dont la source ne l'est pas", ce qui n'est pas légalement possible actuellement.

Sandrine Cochard