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CAFÉ POLITIQUE - Le vote des étrangers au placard

Le président de la République François Hollande

Le président de la République François Hollande - -

Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'information politique. Aujourd'hui, la fin du vote des étrangers, la bonne nouvelle de NKM, et de ses électeurs...

Adieu le vote des étrangers

L'engagement n°50 du candidat Hollande n'est plus. Le président de la République a semble-t-il définitivement enterré le droit de vote des étrangers. Jugé trop clivant par la majorité, le projet de loi, qui devait permettre aux ressortissants non européens mais résidant en France depuis plus de 5 ans de voter lors des scrutins locaux, ne figurait pas dans la révision constitutionnelle présentée mercredi en Conseil des ministres, et ne devrait pas refaire surface avant la fin du mandat de François Hollande.

Conscient qu'il ne parviendrait sans doute pas à réunir la majorité des 3/5e nécessaire pour le vote du parlement réuni en congrès, le gouvernement avait lancé fin janvier une série de consultations des présidents des groupes parlementaires sur les réformes constitutionnelles, notamment cette mesure emblématique promise par François Hollande avant son élection, et ce afin de resserrer les liens avec sa majorité en vue du vote, prévu avant l'été. Sans succès.

"On pense que c’est jouable", a dit hier à RFI le porte-parole du Parti socialiste à l’Assemblée nationale Thierry Mandon, au sujet de la révision constitutionnelle, qui comprend encore, notamment, la suppression de la Cour de justice de la République, l’élargissement de la responsabilité civile du chef de l’Etat et la fin du statut de membres de droit du Conseil constitutionnel des anciens présidents de la République.

Alors que le président de la République et le Premier ministre dévissent dans les sondages d'opinion, l'abandon de la réforme sociétale permet au gouvernement d'éviter un sujet qui divise profondément les Français, majoritairement hostiles au droit de vote des étrangers.

Bonne nouvelle pour NKM

Nathalie Kosciusko-Morizet cherchait un local pour "la France droite" (2.000 adhérents revendiqués). Pour mener sa campagne à Paris comme pour donner un lieu à son mouvement, la candidate à la primaire UMP pour la mairie de Paris devrait ouvrir bientôt une permanence "près du métro Bonne Nouvelle" dans le IXe arrondissement, a-t-elle glissé mercredi, souriant déjà des jeux de mots à venir.

Le choix des mots

"Bonne Nouvelle" aussi pour les électeurs UMPistes attachés l'ancienne maire de Longjumeau, ceux-ci ne devraient, sauf rebondissement, donner leur vote à des repris de justice. NKM s'est engagée mardi à ce qu'il n'y ait, sur ses futures listes, aucune personnalité déjà "sous le coup d'une condamnation judiciaire importante". Ouf.

"J'ai un principe que j'ai toujours appliqué et que j'appliquerai. Dans les listes que je proposerai aux Parisiens à l'automne, je ne proposerai pas de personnalité sous le coup de condamnation judiciaire importante", a dit l'ancienne-ministre au micro de BFMTV, sans toutefois préciser si ce principe s'appliquerait également aux personnalités politiques sous le coup de condamnations judiciaires "moyennement importantes", ou "peu importantes". Réponse à l'automne.

Tristan Berteloot