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Burkina: la France a "veillé à évacuer" Compaoré avec les moyens utiles

François Hollande à l'Assemblée nationale du Québec, le 4 novembre 2014.

François Hollande à l'Assemblée nationale du Québec, le 4 novembre 2014. - Alain Jocard - AFP

Depuis Québec, le chef de l'Etat a indiqué que la France a contribué à l'évacuation du président burkinabè Blaise Compaoré vers la Côte d'Ivoire.

La France "a veillé à évacuer" de son pays le président déchu du Burkina Faso Blaise Compaoré avec les moyens nécessaires. C'est ce qu'a indiqué mardi, à Québec, le président de la République François Hollande. "Pour permettre la transition" au Burkina, la France a "fait en sorte que le président Compaoré (...) puisse être évacué vers la Côte d'Ivoire" et "nous avons veillé à ce qu'il soit évacué en mettant à disposition tous les moyens qui pouvaient être utiles", a-t-il ainsi déclaré en conférence de presse.

"Président qui n'était plus président"

Le départ de Blaise Compaoré était inéluctable "pour éviter qu'il y ait des drames, des convulsions", ou même un "bain de sang", selon le président français. A la question de savoir si la France avait mis à disposition un hélicoptère pour cette opération, le président français a expliqué que la France avec les chefs d'Etat dans la région avait facilité l'évacuation du "président qui n'était plus président" du Burkina Faso.

Au Burkina Faso, "le président a voulu se succéder à lui-même après plus de 27 ans de présidence. C'était beaucoup", a estimé le président français. La France lui a fait passer le message "qu'il avait sans doute un rôle à jouer mais plus comme chef d'Etat de son pays", a poursuivi François Hollande. Blaise Compaoré "a préféré prendre une autre option" et des troubles ont éclaté, qui ont été assimilés par François Hollande à "une forme de révolution". Dès lors, "nous avons dit très clairement qu'il fallait que le président quitte le pouvoir", a réaffirmé le chef de l'Etat.

Pour la France "les valeurs démocratiques sont essentielles" avec la tenue d'élections dans le calendrier prévu, a-t-il rappelé en marge d'une visite au Québec. François Hollande a rappelé que la relation de la France avec l'Afrique était basée sur "le respect des ordres constitutionnels" avec des élections issues de la "volonté populaire".

A.S. avec AFP