BFMTV

Brégançon: ces présidents victimes des paparazzis

Jacques Chirac à Brégançon

Jacques Chirac à Brégançon - AFP

Les vacances présidentielles à Brégançon ont souvent été l'occasion, pour les paparazzis, de capturer des moments de la vie privée des chefs de l'Etat. Un risque qu'Emmanuel Macron semble vouloir contrôler.

Se démarquer de François Hollande, encore et toujours: en affirmant vouloir construire une piscine au fort de Brégançon, résidence présidentielle varoise depuis Charles de Gaulle, Emmanuel Macron semble soucieux de préserver son intimité et celle de ses proches pendant ses vacances. Soucieux de son image, le chef de l'Etat souhaite verrouiller une communication. Avec en tête, sans doute, les images en short et sandales de son prédécesseur, soucieux d'apparaître comme un "président normal". 

Les clichés volés du couple présidentiel en maillot de bain à la plage, publiées dans le magazine VSD, avaient valu un procès au titre people. L'effet politique de ces vacances de deux semaine dans une France en pleine crise avait été dévastateur pour François Hollande. En son temps, Nicolas Sarkozy, adepte du Cap Nègre, avait également été victime des paparazzis lors de ses séjours à Brégançon, sans pour autant qu'il n'en pâtisse autrement que pour le respect de sa vie privée.

Des présidents "cools"

Les photographes en embuscade autour du fort ont parfois pu saisir les détails "croustillants" du quotidien à Brégançon. Participant à la légende chiraquienne, l'épisode de la photo du président nu sur la terrasse fait encore sourire sur notre antenne le paparazzi Pascal Rostain:

"Bien sûr que j'ai vue la photo, je l'ai même prise ! Où que se trouve le président de la République, il y a une interdiction de survol de la préfecture. Il est sept heures ce matin-là. Dans la nuit, le yacht de Michael Schumacher était arrivé pour mouiller dans la baie d'à côté. Le matin il doit partir pour Monaco, et il prend l'hélicoptère. Jacques Chirac sort de son lit, se met à la fenêtre, et il n'avait pas eu le temps de mettre son caleçon", raconte-t-il. "Il y a eu cette photo. Nous étions trois agences à l'avoir. On ne l'a pas diffusée, parce que franchement il y a une limite."

En faisant de Brégançon un bunker imperméable à l'indiscrétion des journalistes, Emmanuel Macron pourrait cependant se priver d'un outil de communication souvent utilisé par ses aînés: Valéry Giscard d'Estaing ou Georges Pompidou se sont servis de leurs séjours pour mettre en scène des moments de détente, loin des costumes-cravates.

Louis Nadau