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« Beaucoup d'adhésions » à l'UDI depuis la victoire de Copé

Le président de l'UDI (Union des démocrates indépendants), Jean-Louis Borloo, le 21 octobre 2012 lors du meeting de création de son nouveau parti

Le président de l'UDI (Union des démocrates indépendants), Jean-Louis Borloo, le 21 octobre 2012 lors du meeting de création de son nouveau parti - -

L'un des porte-parole de l'UDI, le nouveau parti centriste de Jean-Louis Borloo, affirme que le nombre de leurs adhérents augmente depuis la rocambolesque élection du président de l'UMP. L'Union des Démocrates et Indépendants se dit même prête à accueillir François Fillon.

S'agit-il d'un premier effet Copé ? L’élection de Jean-François Copé à la tête de l'UMP a commencé à susciter une hausse des adhésions… à l'UDI (Union des Démocrates et Indépendants), a affirmé mardi l'un des porte-parole du groupe centriste, Maurice Leroy.
« Une recomposition politique claire à droite et au centre est en train de s'opérer. La grande leçon du scrutin à l'UMP, c'est la fin du parti unique voulu en 2002 par Jacques Chirac et Alain Juppé. Et l'élection de Jean-François Copé et la compétition face à François Fillon démontrent que les militants de l'UMP ne se sont pas laissé imposer une candidature par l'extérieur », a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

« Nous ne sommes pas dans le débauchage, dans la retape »

A côté de l'UMP « décomplexée avec Jean-François Copé dont la mission est d'aller à la reconquête de l'électorat populaire parti au FN », « il y a un courant que nous incarnons avec Jean-Louis Borloo où il y a une véritable unité derrière un leader incontesté et incontestable », selon Maurice Leroy. Et, « dès hier (lundi) soir, au siège de l'UDI à Paris et dans nos fédérations, il y a eu beaucoup d'adhésions », a affirmé cet ancien ministre de la Ville, ajoutant en avoir « apporté ce matin de (s)a circonscription du Loir-et-Cher ».
L'UDI pourrait-elle accueillir François Fillon ? « Nous ne sommes pas dans le débauchage, dans la retape », a rétorqué l'ancien ministre. « Nous voulons construire un nouveau parti moderne, profondément européen et nous sommes ouverts. Je dis bienvenue à François Fillon s'il le souhaitait, mais j'en doute fort ».

La Rédaction avec AFP