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Bartolone sur Morano: "à force de courir après le FN, c'est la plus stupide qui s'est fait prendre"

Claude Bartolone, tête de liste socialiste pour les régionales en Ile-de-France, lors d'une réunion à Paris

Claude Bartolone, tête de liste socialiste pour les régionales en Ile-de-France, lors d'une réunion à Paris - Eric Feferberg - AFP

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, dénonce, ce jeudi, les propos polémiques de Nadine Morano.

"A force de courir après le Front national, c'est la plus stupide", Nadine Morano, "qui s'est fait prendre", a lancé jeudi Claude Bartolone, président (PS) de l'Assemblée nationale, qui accuse la droite de "dérive" depuis le retour de Nicolas Sarkozy.

L'eurodéputée Nadine Morano devrait se voir retirer son investiture Les Républicains en Meurthe-et-Moselle aux élections régionales après qu'elle a réitéré mercredi ses propos polémiques sur la France, "pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères".

"Ce ne sont pas des propos comme ça, qui viennent de nulle part. Lorsque depuis le retour de Nicolas Sarkozy, le parti de la droite tient réunion sur réunion sur l'islam; lorsque Nicolas Sarkozy, devant le think tank Choiseul, tient des propos sur le thème: On va arrêter de se faire culpabiliser sur les banlieues, lorsqu'un certain nombre de députés de droite disent: On va accueillir des réfugiés, mais des Syriens; lorsqu'un élu de droite dit: Je vais accueillir des réfugiés chrétiens mais pas d'autres parce qu'eux, au moins, ils ne coupent pas la tête de leur patron, il y a une dérive. A force de courir après le Front national, c'est la plus stupide qui s'est fait prendre", a déclaré Claude Bartolone, tête de liste pour les régionales en Ile-de-France, sur RTL.

"Une Ile-de-France humaine"

Le président de l'Assemblée nationale a également porté cette accusation contre sa rivale en Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains), qui s'est pourtant démarquée des propos de Nadine Morano: "J'aurais préféré qu'elle démontre sa volonté de répondre à la misère du monde en votant le budget proposé par Jean-Paul Huchon de 5,5 millions pour aider les municipalités qui vont accueillir des réfugiés. Pour courir elle aussi après le Front national, elle a voté contre alors que l'UDI a voté pour parce qu'ils se sont rendus compte qu'à un moment donné, trop c'est trop".

Claude Bartolone a vanté son slogan de campagne, "une Ile-de-France humaine", "où on peut vivre ensemble et où chacun peut espérer connaître le bonheur là où il habite". "Depuis les municipales, un certain nombre de villes qui sont passées de gauche à droite bloquent 20.000 logements sociaux. Un certain nombre de maires ne veulent pas de logement social parce qu'ils ne veulent pas le logement des pauvres, des immigrés et de leurs enfants", a-t-il également accusé.

, Paris (AFP), © 2015 AFP