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Aurélien Taché s'est excusé auprès de Jean-Michel Blanquer pour avoir critiqué ses positions sur le voile

Aurélien Taché en septembre 2018.

Aurélien Taché en septembre 2018. - GUILLAUME SOUVANT / AFP

Lors de la médiation organisée ce mardi à LaREM, le député de la majorité s'est excusé auprès du ministre de l'Éducation pour avoir critiqué ses propos sur le voile.

Le député LaREM Aurélien Taché, qui avait critiqué le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer pour avoir considéré que le voile n'était pas "souhaitable" chez les accompagnantes scolaires, s'est excusé mardi lors d'une rencontre au siège de La République en marche.

Lors de cette réunion tenue à l'initiative du patron du parti Stanislas Guérini, "M. Taché a précisé qu'il avait voulu alerter contre le risque d'instrumentalisation des propos de Jean-Michel Blanquer par des responsables politiques qui ne partagent pas les valeurs de la République en Marche, et en aucun cas le mettre en cause lui" et "qu'il regrette sincèrement que cela ait pu être compris ainsi et s'en excuse auprès du ministre", a indiqué le mouvement présidentiel dans un communiqué transmis à l'AFP.

Une procédure de médiation lancée à LaREM

Jean-Michel Blanquer avait considéré que le port du voile n'était "pas souhaitable dans notre société", en plein débat sur le port de signes religieux ostentatoires par les accompagnants lors de sorties scolaires.

Le député du Val-d'Oise avait alors estimé que "les propos du ministre amènent de la confusion" et déploré que le Rassemblement national puisse "récupérer les mots de Jean-Michel Blanquer".

Le propos avait courroucé le ministre qui s'en était ému lors d'un bureau exécutif de LaREM la semaine dernière, conduisant Stanislas Guérini à saisir la "cellule médiation" du mouvement.

Un débat désormais clôt

"La rencontre d'aujourd'hui clôt la médiation et le débat de forme", a indiqué l'entourage du patron de LaREM, selon qui "la rencontre s'est très bien passée".

Issu de l'aile gauche du parti, Aurélien Taché est réputé pour ses prises de position parfois iconoclastes, notamment sur la laïcité. En mars dernier, il avait ainsi provoqué des remous avec des propos controversés, paraissant comparer voile islamique et serre-tête.

Le Premier ministre et le président de la République ont toutefois depuis exprimé leur attachement à ne pas modifier la loi qui ne prohibe pas le port d'insignes religieux pour les accompagnants scolaires.

Jeanne Bulant avec AFP