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Au cimetière de Quatzenheim, Macron promet "des actes et des lois" contre l'antisémitisme

Emmanuel Macron au cimetière juif de Quatzenheim, en Alsace, le 19 février 2019.

Emmanuel Macron au cimetière juif de Quatzenheim, en Alsace, le 19 février 2019. - Capture d'écran BFMTV

Le président de la République s'est rendu au cimetière des 96 tombes profanées. Il a promis que la République "punira" ces actes antisémites.

Emmanuel Macron s'est rendu ce mardi après-midi au cimetière de Quatzenheim dans le Bas-Rhin, où 96 tombes ont été profanées dans la nuit. Accompagné du ministre de l'Intérieur, le président de la République a tenu à faire part de son "émotion" et de sa "détermination" contre "l'absurde bêtise" qu'est l'antisémitisme. 

Echange avec des descendants de déportés

Accueilli par le préfet du Bas-Rhin, des représentants de la communauté juive et plusieurs dizaines d'habitants, Emmanuel Macron s'est recueilli sur les tombes sur lesquelles ont été taguées des croix gammées. Il a déposé une rose blanche sur l'une des stèles profanées puis a échangé avec des habitants dont certains sont des descendants de déportés:

"C'est important qu'on soit là tous ensemble, qu'on frappe les consciences. On prendra des actes, on prendra des lois et on punira. À la fin c'est dans les consciences de chacune et chacun, que la République s'apprend, se porte. Ceux qui ont fait ça ne sont pas dignes de la République. Elle les punira", a déclaré Emmanuel Macron.

Lutter contre "ces visages de la haine"

Avant de se rendre à 18h15 au Mémorial de la Shoah, à Paris, pour une cérémonie avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, le président de la République a tenu à "témoigner de la solidarité de la nation tout entière": 

"Je dis ici notre, détermination entière à lutter contre toutes les formes d'antisémitisme et tous ces visages de la haine. Maintenant, nous sommes évidemment dans l'émotion (...) mais au-delà, cela doit durer. Que nos concitoyens pensent que cela n'est rien ou que l'on peut faire bégayer l'histoire en faisant ça... C'est un échec, notre échec. (...) Cela ressemble à l'absurde bêtise. Malheureusement, malheureusement, il y en a", a-t-il conclu.
Avec AFP