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Politique

Attaque à Paris: la droite et l'extrême droite demandent des "actes" au gouvernement

Marine Le Pen lors de la "Fête des Nations" à Nice le 1er mai 2018

Marine Le Pen lors de la "Fête des Nations" à Nice le 1er mai 2018 - YANN COATSALIOU / AFP

Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan ou encore Laurent Wauquiez ont réclamé au gouvernement plus d'action dans la lutte contre le terrorisme, après l'attaque au couteau survenue samedi soir à Paris.

Les Républicains, Debout la France et le Front national ont demandé au gouvernement des "actes" et non plus des "commentaires" pour éviter de nouvelles attaques comme celle perpétrée samedi soir dans le coeur de Paris.

"Maintenant nous attendons une information essentielle. Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire ?", a ainsi tweeté dimanche matin la présidente du FN, Marine Le Pen.

"A quoi sert le ministre de l'Intérieur?"

L'ancienne finaliste de la présidentielle de 2017 réagissait au fait que l'assaillant, qui a tué samedi soir dans le IIe arrondissement une personne et en a blessé quatre autres avant d'être abattu par la police, était né en Tchétchénie.

L'assaillant est "un Français né en Tchétchénie en 1997", a-t-on appris de source judiciaire. Il était fiché S, selon des sources proches de l'enquête.

"On apprend une nouvelle fois que le terroriste serait fiché S. À quoi peut bien servir cette fiche S si on ne s'en sert pas pour mettre ces bombes à retardement hors d'état de nuire sur le sol français ?", a aussi déclaré la présidente du FN. Elle s'est aussi interrogé sur l'utilité du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui "balbutie à chaque attentat des commentaires d'une vacuité affligeante".

Samedi soir, Marine Le Pen avait déjà réagi en apportant son "soutien à nos forces de l'ordre qui ont neutralisé un assaillant islamiste à Paris". "Le peuple français ne se contentera plus de commentaires. Ce sont des actes qui sont attendus", avait-elle asséné.

"Les mots ne suffisent pas"

Même tonalité chez Laurent Wauquiez, président de LR: "Une fois encore, la barbarie islamiste fait couler le sang dans notre pays. Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes".

Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, ancien membre de LR a toutefois relevé que le "risque zéro n'existe pas". "Ce n'est jamais facile, celui qui dit 'avec moi, ça se passerait mieux' est un menteur". Mais il attend d'Emmanuel Macron une "réponse forte", a-t-il expliqué au Grand Rendez-vous CNews-Europe1-Les Echos. "J'ai envie de savoir si des propositions peuvent être entendues", a-t-il ajouté, évoquant la "consultation de sites jihadistes".

"Les attentats sont imprévisibles, mais nous ne pouvons pas accepter l'inaction de l'État!", s'est emporté dans un communiqué le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan. "Où est la 'task force' de Monsieur Macron ? Où est la loi antiterroriste ? Où sont les actes derrière la communication du gouvernement ?", a-t-il fait valoir.

L'ancien allié de Marine Le Pen a demandé le rétablissement de l'état d'urgence et plusieurs mesures comme l'expulsion des fichés S étrangers, le contrôle aux frontières ou encore des fermetures de mosquées où serait "prêchée la haine".

C. P. avec AFP