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Alain Juppé: "Je me présente devant vous en homme libre"

A six jours du premier tour de la primaire de la droite, le favori des sondages a donné un grand meeting au devant quelque 6.000 personnes au Zénith de Paris ce lundi soir.

Il affirme avoir "la pêche" et même "la super pêche" pour cette dernière ligne droite. A six jours du premier tour du scrutin, Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et favori des sondages s'est présenté en "homme libre" ce lundi soir, lors d'un meeting devant quelque 6.000 personnes au Zénith de Paris.

"Je me présente devant vous en homme libre. En homme libre tout entier tourné vers l'avenir de mon pays, qui m’a tout donné, que j'aime de toutes mes forces et que j’aspire désormais à servir de toutes mes forces pendant 5 ans. Et seulement pendant 5 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre.

Près du terme de cette campagne, Alain Juppé a dit être "fier d'arriver" devant les électeurs "sans avoir cédé aux petits marchandages d’arrière-cuisine. Je n'ai monnayé aucun soutien contre un portefeuille ministériel ou contre des circonscriptions législatives. Ca a pu me coûter des ralliements, mais ma liberté est à ce prix", a-t-il poursuivi.

"Les seuls engagements que j'ai pris, je les ai pris envers les Français", a-t-il assuré.

"Droit dans mes bottes je resterai!"

Alain Juppé, qui fait course en tête dans l'opinion depuis des mois mais baisse légèrement dans deux dernières enquêtes, a dénoncé les attaques de plus en plus violentes, selon lui, de ses rivaux, mais a dit ne pas s'en trouver déstabilisé. 

"Depuis quelques temps, et c’est bien normal, je concentre sur moi toutes les attaques. Celles de mes adversaires, et pas que. Les plus récentes sont particulièrement ignominieuses", s'est-il ému.
"Eh bien si leurs auteurs croient me déstabiliser, ils se trompent. Droit dans mes bottes j’ai été, droit dans mes bottes je resterai! Quant à eux, ils récolteront la défaite et par surcroît le déshonneur", a-t-il prédit.

Mais le maire Les Républicains de Bordeaux s'en est plus particulièrement pris à celui qui le talonne désormais dans les derniers sondages: Nicolas Sarkozy, qui mène une campagne à droite toute et a instruit son procès en "mollesse".

"Je veux rester crédible et ne pas promettre des chocs sismiques qui détruiraient ce qu’il y a encore de solide dans notre pays. Ceux qui se sont montrés les plus pusillanimes quand ils étaient au pouvoir gonflent aujourd’hui leurs biceps. 'On va voir ce que l’on va voir!' Eh bien on a déjà vu!", a-t-il lancé, visant sans le nommer l'ancien président de la République.
Violette Robinet