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Affaire Las Vegas: Rugy a "confiance" en Pénicaud et dans la justice

François de Rugy à l'Assemblée nationale le 28 juin 2017.

François de Rugy à l'Assemblée nationale le 28 juin 2017. - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

François de Rugy a affirmé ce dimanche sa confiance en Muriel Pénicaud et dans la justice concernant l'enquête sur le déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas, dans laquelle la ministre du travail est mêlée.

Solidarité au sein de la majorité. Invité ce dimanche du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le président de l'Assemblée nationale a déclaré avoir "confiance" dans la justice et en Muriel Pénicaud, qui est soupçonnée d'avoir validé certaines dépenses relatives à l'organisation d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016.

Comme on lui demandait si la ministre du Travail était toujours en situation de conduire les discussions sur la réforme du travail au Parlement ce lundi compte tenu de cette affaire, François de Rugy a répondu:

"Oui. J'ai confiance en madame (Muriel) Pénicaud et dans la justice".

"Pas vocation à commenter des procédures judiciaires"

L'ex-écologiste rallié à REM a souligné n'avoir, surtout comme "président de l'Assemblée", "pas vocation à commenter des procédures judiciaires, surtout quand ce ne sont que des enquêtes préliminaires". Après une enquête préliminaire ouverte mi-mars, une information judiciaire a pris le relais vendredi.

"La seule chose qui m'importe, c'est qu'il n'y ait pas d'obstruction à la justice. Il n'y en a pas du côté du gouvernement et du président de la République, la preuve. Surtout qu'il n'y en ait pas non plus de la part de personnes mises en cause, c'est déjà arrivé, dans le passé assez récent, que des personnes mises en cause refusent de se rendre à des convocations de justice", a ajouté le député de Loire-Atlantique dans une allusion au FN.

Il a par ailleurs rappelé la règle réaffirmée à plusieurs reprises par le Premier ministre Edouard Philippe, en vertu de laquelle tout ministre qui serait mis en examen devrait démissionner.

Refus d'Emmanuel Macron de commenter l'affaire

Invité à réagir au refus d'Emmanuel Macron de commenter l'affaire Las Vegas, mise dans la catégorie "des péripéties du quotidien" à l'issue du G20 samedi à Hambourg, François de Rugy a jugé fondé que "le président de la République, dans une conférence de presse internationale à l'occasion d'un sommet à l'étranger" ne "réponde pas à une question de ce type".

Quant à la réforme du Code du travail, le président de l'Assemblée a jugé qu'"il y a un peu de pédagogie à faire sur les procédures parlementaires", car les ordonnances n'ont "rien à voir avec le 49.3" et le Parlement n'est pas "squeezé", mais peut amender, déjà "en commission des Affaires sociales, il y a eu plus de 250 amendements", et "il va y avoir un débat en séance publique", avant le Sénat.

Rappelant que l'exécutif veut faire voter la loi d'habilitation avant la fin de la session extraordinaire, il a déclaré qu'il y a la volonté "sans doute de la majorité des sénateurs d'aboutir à un compromis avec les députés, ce qui permettra d'aller assez vite".

C. P. avec AFP