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Accord de Paris: Macron convaincu que Trump finira par changer d'avis

Le président de la République, en déplacement à New York, a affirmé qu'il maintenait le dialogue avec son homologue américain malgré son retrait de l'accord sur le climat.

Emmanuel Macron est arrivé lundi à New York pour assister à la première Assemblée générale de l'ONU depuis le début de son mandat. En direct la mission française des Nations unies, le chef de l'Etat a pris la parole ce mardi quelques heures avant son discours, prévu vers 18 heures heure française. L'occasion d'évoquer l'ouragan Maria qui frappe actuellement les Antilles françaises, et plus généralement l'accord de Paris sur le climat, dont Donald Trump a annoncé qu'il souhaitait le quitter en juin dernier. 

"Ces ouragans sont l’une des conséquences directes du réchauffement climatique. Dans cette région il y a toujours eu des ouragans, mais leur violence, leur fréquence est clairement corrélée, avec le phénomène de réchauffement. Le réchauffement n’est pas qu’une abstraction", a insisté Emmanuel Macron, qui a précisé en avoir parlé avec son homologue américain lundi. 

Le Président français a rappelé sa volonté de ne rien abandonner de l'accord sur le climat, malgré le retrait américain. Il s'est aussi dit certain que Donald Trump pourrait changer d'avis. 

"Je suis convaincu qu'il comprendra l'intérêt de l'accord"

"L’accord de Paris est un cadre important, ce n’est pas l’alpha et l’oméga mais c’est un socle indispensable. Nous devons encore faire davantage et faire mieux, mais pour ma part je ne céderai rien aux équilibres de l’accord de Paris. La France fera tout pour que l’accord de Paris reste le socle de nos engagements en terme de stratégie nationale de réduction des émissions", a-t-il poursuivi. 

"Je déplore la décision américaine mais je poursuis le dialogue avec le président Trump parce que je suis convaincu qu’à la fin il comprendra que son intérêt, l’intérêt des Américains, c’est d’être dans l’accord de Paris", a conclu Emmanuel Macron, quelques minutes avant la prise de parole de Donald Trump à la tribune onusienne. 

Charlie Vandekerkhove