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A Paris, trois maires épinglent "la déconnexion" d'Anne Hidalgo, désormais candidate

Anne Hidalgo porte de Versailles à Paris en novembre dernier.

Anne Hidalgo porte de Versailles à Paris en novembre dernier. - LUDOVIC MARIN / AFP

"La maire de Paris croit que l'on peut gouverner seule depuis l'Hôtel de Ville, sans les maires d'arrondissement", regrettent-elles, entre autres critiques virulentes.

A peine sa candidature pour les municipales 2020 à Paris a-t-elle été annoncée que l'actuelle maire de la capitale, Anne Hidalgo, se retrouve prise pour cible par une tribune publiée ce samedi soir dans le Journal du Dimanche

Dans cette dernière, les maires sortantes de trois arrondissements, deux ex-LR et une ex-PS et soutiens de Benjamin Griveaux, déplorent "la déconnexion grandissante" de celle qui est candidate à sa propre succession. 

"Que nous ayons fait en 2014 campagne pour Anne Hidalgo ou contre elle, nous n'avons pu que déplorer depuis six ans la déconnexion grandissante de la maire sortante, prisonnière de ses alliances politiques", écrivent les deux maires de droite sortantes, Florence Berthout (Ve) et Delphine Bürkli (IXe), ainsi que l'ancienne socialiste Frédérique Calandra (XXe). "La maire de Paris croit que l'on peut gouverner seule depuis l'Hôtel de Ville, sans les maires d'arrondissement", regrettent les trois élues, candidates sous les couleurs de LREM (La République en Marche) à leur succession, dans leur arrondissement.

Or, "cette surdité coupable conduit à un nombre record de décisions annulées par les tribunaux, à des accidents industriels qui coûtent et vont coûter cher aux Parisiens", estiment-elles, citant l'exemple de "l'annulation du contrat Decaux, le désastre d'Autolib', l'inefficacité du nouveau Vélib'".

"Les Parisiens peuvent chaque jour constater le résultat"

Sur le volet de la propreté, "la Ville de Paris distille au compte-goutte des agents de propreté et d'entretien de l'espace public dans les arrondissements, avec des services exsangues parce qu'en sous-effectif chronique", regrettent-elles. "Les Parisiens peuvent chaque jour constater le résultat", ironisent encore ces élues.

Par exemple, "dans le 5e arrondissement, un modèle de restauration scolaire vertueux a été mis en oeuvre (75% de produits bio et durable et approvisionnement majoritairement en circuits courts)", ajoutent-elles, estimant que cette expérience aurait pu être reprise et généralisée. 

Un tacle adressé à la maire socialiste sortante, qui dans sa déclaration de candidature au Parisien, samedi soir, a dit vouloir rendre l'alimentation des Parisiens plus saine avec des "cantines 100% bio".

Les trois maires, soutiens du candidat investi par LREM, Benjamin Griveaux, estiment qu'"il faut changer de méthode en donnant davantage de moyens et plus de pouvoirs aux mairies d'arrondissement".

H.S. avec AFP