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À Paris, polémique sur la sécurité des bureaux de vote

Anne Hidalgo.

Anne Hidalgo. - JOSEPH EID / AFP

Les maires d'arrondissement Les Républicains souhaitent renforcer le dispositif de sécurité autour des bureaux de vote dimanche.

L'attaque des Champs-Élysées n'a rien pour calmer la polémique naissante entre la maire de Paris Anne Hidalgo et les maires d'arrondissement Les Républicains de la capitale quant à la sécurité du scrutin de dimanche.

Selon Le Monde, dans un courrier adressé à la maire de Paris, les édiles de droite, sous l'égide de leur présidente de groupe Nathalie Kosciusko-Morizet, estiment que les mesures prises ne sont "pas du tout suffisantes" et "inadaptées aux circonstances". Ils réclament donc "la présence permanente d’agents dédiés, formés, et habilités au filtrage et à la fouille des sacs dans chaque bureau de vote" pour les deux tours de l'élection présidentielle.

Un dispositif de sécurité déjà renforcé

Depuis février, et selon en elle en concertation avec les maires d'arrondissement, Anne Hidalgo a prévu de renforcer le dispositif de sécurité autour de l'élection: 356 bureaux de vote sur les 896 que compte Paris, seront gardés par des agents de sécurité privés.

Le 20 mars, le préfet de police Michel Cadot a détaillé dans un courrier adressé aux maires un "dispositif dense de sécurisation dynamique des bureaux de vote", constitué de patrouilles spéciales des commissariats, de sécurisation par les soldats de l'opération "Sentinelle" et de vidéo-surveillance.

Delphine Bürkli, maire du 9e a pourtant décidé de faire appel à des sociétés privées pour renforcer la sécurité dimanche, devant la totalité des bureaux de vote de son arrondissement. Jeanne d’Hauteserre, maire du 8e, et Brigitte Kuster, maire du 17e, ont pris la même décision depuis le 19 avril.

Avec Nice, Paris devrait être la seule ville de France à déployer dimanche des agents de sécurité à l'entrée des bureaux de vote.

Louis Nadau